Notre humeur, 100 jours après le départ

Notre humeur, 100 jours après le départ

Jules :

J’aime tout : les bivouacs, les visites, être avec mes parents, les chambres d’hôtes, faire des câlins à Fauve.

J’aime visiter des cathédrales, églises et basiliques mais aussi les villes et villages.

J’adore faire l’école avec mes parents. Je suis content quand j’ai des nouvelles de l’école.

Sur les bivouacs, j’aime aider mes parents à installer le bivouac et surtout jouer.

En voiture, j’aime lire sur ma tablette, imaginer des histoires, colorier et jouer avec doudou et stromboli.

Je suis content quand j’ai des nouvelles de ma famille : Papino, Mamital, mamie Annie, Juliette, Pauline, tata Alex, tonton Luc, les cousins et tata Chantal.

Je veux absolument continuer le voyage, voir de magnifiques choses et apprendre beaucoup.

Caroline :

Pour ma part, j’adore notre nouvelle vie. Je trouve que nous avons tout de suite trouvé nos marques tous les 3. Je profite bien plus de mes hommes et cela me plaît. Même si les moments de dispute avec Jules sont encore bien trop fréquents, les moments de câlins et de complicité sont également beaucoup plus présents qu’avant et c’est une richesse absolue.

Je suis fière d’eux,

  • de mon chéri qui prend soin de nous continuellement, qui nous conduit (le plus souvent), qui nous cuisine de bons petits plats tous les jours dans toutes les conditions météo possibles, qui trouve toujours plus d’astuces pour rendre notre quotidien plus confort,
  • de mon fils qui s’intéresse à tout, qui s’enthousiasme avec nous, qui s’adapte avec une facilité déconcertante à ce nouveau rythme et au manque de confort, qui est capable de jouer des heures seul sans s’ennuyer tellement ils sont nombreux dans sa petite tête qui bouillonne.

Peu d’enfants je pense se montreraient aussi avide de nouvelles découvertes, aussi flexible face à des conditions de vie spartiates (douches extérieures quand il fait moins de 10°, toilettes dans la nature qu’il faut creuser au préalable et recouvrir ensuite, … 😉), aussi indépendant et autonome dans ses loisirs. Nous nous fâchons souvent car, à côté de cela, les notions de soin ou de respect ne sont pas encore acquises loin de là mais j’ai conscience d’être une maman très chanceuse …

Je pense arriver à concilier notre nouveau rythme avec mon travail même si je dépasse quelque peu depuis le début le temps que je devrais impartir à ce dernier. Je suis contente d’avoir eu la possibilité de continuer à travailler, d’avoir des contacts réguliers avec mes collègues.

Nos 3 mois en Italie nous ont permis de démarrer assez tranquillement notre aventure mais j’avoue que je suis loin d’avoir atteint mon niveau de « lâcher-prise ». J’aspire à franchir, à titre très personnel, une étape supplémentaire pour davantage me connecter avec le présent. Cela passera très certainement avec un voyage qui nous orientera vers des cultures encore plus différentes de la mienne. Et je sais que je peux aussi compter sur mes 2 hommes pour m’aider à y arriver. J’ai aussi un travail à faire pour gagner en patience, …ce n’est pas Jules qui dira le contraire !

Donc oui bien sûr, je veux continuer, encore plus loin, encore plus haut ! 😉

Michel :  

Il m’a fallu quelques jours avant de me rendre compte qu’il ne s’agissait pas de vacances mais d’une vraie expérience.

Même si notre itinéraire initialement prévu a dû être adapté en fonction des circonstances sanitaires et météorologiques, je prends un plaisir particulier à découvrir tous les jours de nouveaux endroits, à nous installer sur de nouveaux bivouacs. J’ai apprécié le fait qu’il ait été, jusqu’à présent, très facile de se poser à des endroits souvent très beaux.

J’ai l’impression de m’être bien déconnecté de mon quotidien.

Le plaisir de rouler sur certains chemins, certaines pistes en Italie m’a fait prendre conscience que notre véhicule était bien adapté pour ce type de voyage. Je n’aurai pas imaginé avoir la possibilité de dormir si souvent sur la plage auparavant.

Au bout de 3 mois en Italie, je retiens les magnifiques paysages, la nourriture, les villages et l’histoire omniprésente mais aussi le côté moins agréable des incivilités continues sur la route et des déchetteries à ciel ouvert.

J’ai hâte de découvrir d’autres pays, d’autres paysages, … La Grèce ? Le Maroc ?…

6 réactions au sujet de « Notre humeur, 100 jours après le départ »

  1. Merci mon Philou. On pense souvent à toi. Dis-toi que si tu étais avec nous, tu devrais partager ton lit avec Jules qui bouge toute la nuit et sent des pieds … Tu vois, tu es mieux derrière l’écran !!! 🙂

  2. Hello!
    Bravo pour vos 100 jours…
    Aujourd’hui vous allez vraiment basculer des longues vacances à l’expérience de vie.
    Chouette d’avoir vos ressentis…
    Continuez à nous faire rêver et prenez soin de vous!

    1. Merci Yves, cela nous fait plaisir que tu nous suives ainsi. On continue notre périple par la Grèce…
      Peut être qu’on aura l’occasion de se voir en mai avec Cap Flam pour échanger avant de repartir😉

  3. Mais quel beau début d’aventure et si bien raconté. J’ai toujours plaisir à vous lire. Je suis admirative, et surtout de Jules qui a une facilité d’adaptation, qui a soif de connaissances et qui je pense se rend compte que c’est une chance d’avoir papa et maman que pour lui dans de si beaux endroits.
    Je vous souhaite encore plein de belles découvertes.

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