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Auteur : La cordée

J-0

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Et bien voilà … Aujourd’hui (ou plus exactement hier), nous devions nous envoler pour Montréal, patienter quelques jours dans cette si belle région avant de retrouver notre abri roulant et de partir sur les routes à la rencontre de paysages grandioses, de gens exceptionnels, d’aventures hors du commun et, nous nous en doutons, vers quelques petites galères qui font le piment du quotidien … 😉

Finalement, ce jeudi 04 juin sera sous le signe du retour à l’école de Jules après presque 3 mois de télétravail ; sous le signe du retour de Michel à son bureau : de façon très ponctuelle tout de même, ne nous emballons pas ; sous le signe de la reprise aussi pour Caroline qui réserve pour lundi son train très matinal pour Avignon après 3 mois d’un rythme nettement plus confortable à la maison …

Jules est heureux : il retrouve sa maîtresse, son école, certains de ses camarades. Notre voyage, ce sera pour plus tard, ce n’est pas bien grave … Que c’est beau la résilience chez un enfant, cette capacité à vivre le moment présent. Pas de regret, pas de vie en mode « si » ou « quand ». Il aime sa vie, à cet instant, comme il a aimé le confinement avec sa grand-mère, le début du déconfinement avec sa sœur, comme il aimera très certainement le décollage de l’avion le jour J … (le vrai cette fois-ci !) 

Pour les grands, c’est autre chose … Nous savons que ce n’est que partie remise. Que nous sommes déjà chanceux de ne pas avoir dû revenir en catastrophe quelques semaines après le début de l’aventure. Chanceux d’avoir encore chacun son travail et les revenus qui vont avec ainsi qu’un toit qui nous abrite le temps que la situation sanitaire se stabilise. Chanceux bien sûr d’être en bonne santé et qu’aucun de nos proches n’ait été touché, pour l’instant, par cette pandémie.

Mais que c’est dur de se remettre dans le présent, de ne pas se laisser submerger par le « normalement, nous devrions être là-bas », de reprendre une vie, un rythme, que nous pensions pouvoir modifier, davantage caler sur nos envies, nos besoins. Alors nous travaillons. Pour nos employeurs bien sûr, mais aussi sur notre projet. Nous remanions l’itinéraire, imaginons d’autres parcours, d’autres saisons. C’est trop tôt pour vous en dire plus … Comme beaucoup de voyageurs, nous guettons l’évolution de la pandémie. Nous espérons qu’elle ne sera pas trop sévère pour les populations vers lesquelles nous souhaitons aller. Nous espérons que le monde apprendra vite à vivre avec ce virus, et ceux qui suivront, afin que nous puissions rapidement regagner cette liberté inestimable de pouvoir aller vers l’autre (quel terrible expression que cette « distanciation sociale » … ), découvrir d’autres horizons, s’ouvrir à d’autres cultures.

Finissons cet article par une citation d’une écrivaine-voyageuse que Caroline a découvert il y a quelques années (merci Chantal P) et qui l’a profondément marquée :

Voyager sans rencontrer l’autre, ce n’est pas voyager : c’est se déplacer – Alexandra David Neel

J – ??? ☹️

J – ??? ☹️

Et bien ce qui devait arriver est arrivé …😟

Nous avons appris il y a peu que nos billets d’avion pris pour le 04 juin étaient annulés. Notre compagnie aérienne a suspendu toutes ses liaisons pour le Canada jusqu’à début juillet …

La déception passée (enfin pas complètement soyons honnêtes), il nous faut maintenant se poser, réfléchir et repenser ce projet un peu différemment.

La base : bien sûr, nous partirons. Quand, impossible à dire aujourd’hui. Où, si possible là où nous avions prévu d’aller. Comment, tous les 4 évidemment, avec notre maison roulante qui nous ressemble de plus en plus …

Les points positifs :

  • Niveau logement, nous n’avions pas encore donné notre préavis pour l’appartement ni mis en location la maison, donc nous avons toujours un toit
  • Niveau travail, le congé sabbatique de Michel ne commence qu’en septembre (avant ce n’était « que » des congés … oui, je sais il y a des privilégiés !) et pour Caroline, son temps partiel n’avait pas encore été officialisé et son employeur sera ravi d’apprendre qu’elle sera encore à 100% en juin qui est toujours un mois chargé et qui le sera certainement encore plus cette année
  • Niveau préparation, Michel travaille d’arrache-pied pour préparer Tiny-Land mais il faut bien admettre que le délai était très court (pour rappel départ initial en cargo prévue pour le 28 mai) pour tout finaliser.

Les points moins drôles :

  • Les billets d’avion étaient achetés. Nous avions bénéficié d’une belle promotion. Inutile de dire qu’ils ne sont pas remboursables :  au mieux ils sont échangeables mais sans garantie que les tarifs seront les mêmes, au pire nous aurons un avoir nous sera remboursé … dans un an s’il n’a pas été utilisé.
  • Notre projet comprenait la découverte de l’Alaska qui est un territoire difficile d’accès, pour lequel la plage temporelle pour l’explorer, surtout en mode bivouac est très courte : environ 2.5 mois, 3 mois maximum entre juin et août. Décaler notre départ met très clairement en péril cette partie de notre aventure.
  • Ensuite et sans doute même aurions-nous dû commencer par cela : l’aspect psychologique. Depuis quelques mois, notre quotidien tout entier tourne autour de ce nouveau départ. Michel passe ses weekends sur la voiture, nous avons l’impression d’être limite « mono-sujet » dans nos discussions … Peut-être même sommes-nous un peu lourds à ne parler que de cela. Mais nous avons la chance d’être entourés d’amis très bien élevés qui ont la gentillesse de ne pas nous le faire remarquer …

Enfin bref, nous parlons voyage, nous mangeons voyage, nous rêvons voyage … Nous vivons pour ce projet depuis des semaines. Et là … Je crois que nous sommes un peu déboussolés, tels un marin qui navigue depuis des semaines pour atteindre la terre ferme et qui d’un coup, alors qu’il commençait à l’entrevoir … se retrouve à l’arrêt au milieu de l’océan. Il y a pire, vous allez dire … (et ce n’est pas faux) mais il faut accepter de laisser l’île s’éloigner un peu, prendre du recul, attendre que le vent se lève à nouveau et/ou envisager un nouvel itinéraire pour l’atteindre. Nous en sommes là.

Aujourd’hui, nous n’avons aucune idée de ce qui va se passer dans les prochaines semaines. Il nous faut envisager le projet différemment :

  • Décaler notre départ de tout juste un mois : dans ce cas, le trajet prévu/souhaité pourrait ne pas être trop chamboulé. L’Alaska peut encore s’envisager, en tout cas en partie, et clairement, nous n’aurons pas bien chaud dans les parcs Américains ! Mais les frontières seront-elles réellement ré-ouvertes en juillet ? La « quatorzaine » restera-t-elle de mise un peu partout ? Car, pour rappel, il est prévu que nous découvrions 19 pays donc 14 jours d’arrêt dans 19 pays … je vous laisse faire le compte … Cela fait près de 9 mois de quatorzaine ! Et surtout quelle sera la situation sanitaire aux Etats-Unis, pays particulièrement touché par le Covid-19 ?
  • Décaler davantage, en septembre par exemple : sans doute un peu plus raisonnable, mais cette fois-ci nous pouvons clairement tirer un trait sur l’Alaska. Idem, pour les parcs américains, qui pour certains ferment, du moins en partie l’hiver.
  • Décaler et réorganiser notre voyage : le prévoir du Sud au Nord et non du Nord au Sud. Cela ne résout pas notre timing pour l’Alaska mais cette fois-ci nous aurons plutôt à affronter la canicule et les touristes estivaux dans les grands parcs … Cela laisse également un peu plus de temps aux Etats-Unis pour se remettre ou du moins s’organiser autour de notre Coronavirus avant notre arrivée ..
  • Autre alternative : se concentrer sur le Sud et remettre le Nord à plus tard … Là, je vous avoue que Caroline n’est pas prête pour cette concession … Trop tôt encore pour envisager un tel changement !

Comme vous le voyez, nous sommes en pleine réflexion.

Bien sûr que nous partirons. Nous nous demandons même si ce Coronavirus n’est pas finalement une preuve éclatante (encore une) que nous devons revoir notre mode de vie, de consommer, d’interagir, ce qui nous conforte encore plus, si cela était possible dans le bienfondé de notre projet.

En revanche, quand et où … promis dès que nous le saurons, nous vous le partagerons … !

En attendant, prenez soin de vous, profitez de chaque instant … et ne cessez jamais de rêver !

Caroline, Michel, Jules et Fauve

Départ dans 2 mois !🤞

Départ dans 2 mois !🤞

Nous voila théoriquement à 2 mois pour décoller vers le Canada, mais cette pandémie commence à bousculer notre projet !
Les informations changent tous les jours, nous apprenons (sources à confirmer) que le Canada fermerait ses frontières jusqu’à la fin juin.
En attendant de savoir si nous devons repousser notre départ ou démarrer notre périple par l’Amérique du sud, l’aménagement de Tiny continu…

Depuis 1 mois ce qui a été finalisé :
🔧 : le lit de Jules
🔧 : le support pour le réchaud Coldman
🔧 : la commande pour le chauffage Webasto
🔧 : la revue du circuit électrique

Ce qui est en cours :
⚠️ : la mise en place du circuit d’eau chaude
⚠️ : l’installation du treuil Terafirma


A bientôt…

J- 4 mois

J- 4 mois

Après plusieurs devis notre choix va s’orienter vers une arrivée côte est du Canada. Halifax sera notre point de départ. Comme nous souhaitions être en Alaska vers mi-juillet, nous devons donc avancer notre départ d’1 mois 😀.
Départ prévu d’Halifax le 11 juin.

Aménagement

Aménagement

C’est décidé il faut revoir l’aménagement de Tiny avant notre départ. Le but étant de faciliter la mise en place du lit sur la partie arrière de Tiny.
Pendant notre périple en Italie nous devions faire un léger montage afin d’installer la structure du lit. L’idéal serait de pouvoir déplier le sommier sans trop de manipulation. Alors même si l’intérieure était déjà bien pensé, le reprendre pour qu’il colle complètement à notre besoin devenait une évidence. Tout commence par la mise à nu de l’arrière 😇

Notre projet

Notre projet

Notre projet 2020/2021: la traversée des Amériques du Nord au Sud

Notre besoin de partir se fait de plus en plus ressentir …