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Auteur : La cordée

Panama 1ère partie

Panama 1ère partie

17 février 2022 – 26 février 2022

Nous voici en direction de la frontière avec le Panama après une matinée de travail en zone wifi sur la place de Cahuita.

La sortie du Costa Rica se fera rapidement et sans encombre. On ne nous demandera même pas les papiers faits pour Fauve quelques semaines plus tôt (certificat du vétérinaire & autorisation de sortie du territoire) pour plus de 100 dollars … L’entrée au Panama va nous réserver un petit sketch inédit, proposé par un douanier … tatillon. En résumé cela donne : 

Le douanier : « Donnez-moi tous vos documents et asseyez-vous là. Je reviens dans 20 mn ». 

Très bien, donc nous attendons sagement … Et au bout de 20 minutes, le voilà qui revient … 

Le douanier : « Je ne vois pas le numéro de passeport inscrit sur le titre du véhicule » (équivalent de notre carte grise)

Caroline : «  C’est normal, il n’y est pas »

Le douanier : « Normalement, le numéro de passeport est inscrit sur les titres de véhicule »

Caroline : « Et bien, à priori pas au Mexique … »

Le douanier : « Mais j’ai besoin que le numéro de passeport soit inscrit sur le titre pour pouvoir éditer le permis d’importation »

Caroline : « Il faudrait donc voir avec les autorités mexicaines pour qu’elles changent leur document officiel parce que là, moi je ne peux rien faire de plus … »

Le douanier : « D’habitude le numéro de passeport est inscrit »

Caroline : « Comme vous pouvez le voir sur le titre OFFICIEL, il n’y a pas d’emplacement prévu pour indiquer cette information. Donc je pense que cette information ne figure pas sur les titres mexicains ; d’ailleurs, elle ne figure pas non plus sur les titres français et je ne doute pas que vous ayez déjà délivré des permis d’importation pour des voitures mexicaines ou françaises … »

Le douanier : blanc …

Caroline : « Que fait-on alors ? »

Le douanier : blanc

Caroline : « Nous avons acheté ce véhicule au Mexique et traversé 5 frontières sans jamais avoir ce souci. Pourquoi cela devrait poser un problème aujourd’hui ? »

Le douanier : « Comment je sais que la voiture vous appartient ? »

Caroline : « Il y a mon nom écrit sur le titre. »

Le douanier : « Oui, mais je n’ai pas le numéro de passeport… »

Caroline : « ???? »

Cela s’est fini par l’intervention opportune de la supérieure hiérarchique qui a conclu : « Si elle te dit que la voiture est à elle, c’est qu’elle est à elle. »

Quand on vous dit que les passages de frontière sont toujours sources d’histoires, bonnes et moins bonnes …

Nous voici donc au Panama. Nous avons le droit d’y rester 3 mois mais le permis de Maya n’est que de 1 mois …  Encore une drôle d’incohérence ! Nous avons prévu en première étape l’île de Colon à Bocas del Toro. Pour y aller, nous devons rouler une petite heure vers l’embarcadère pour prendre un ferry le lendemain matin aux aurores. Sauf que …. Nous nous trouvons bloqués par une manifestation citoyenne qui a totalement coupé le seul pont qui relie la frontière au reste du Panama. Renseignements pris, cela fait déjà 24h que le pont est bloqué et personne ne sait quand il va être à nouveau ouvert. Les gens sont calmes, patients et s’organisent. Les bus collectifs s’arrêtent de chaque côté du pont, les passagers en descendent, traversent à pied et reprennent le bus de l’autre côté. Certains viennent avec des brouettes pour proposer leurs services aux personnes chargées. Les taxis font des allers et retours constants. Et les automobilistes … attendent. Le tout est finalement assez bon enfant malgré la gêne évidente que cela procure. La nuit tombe, le pont est toujours fermé donc nous décidons de trouver un endroit un peu plus à l’écart pour la nuit. Nous arrivons en bord de rivière, au calme et nous passons la soirée à scruter le pont dans l’espoir de voir le flux de véhicule reprendre. Finalement, nous allons dormir. Pour un court instant car nous sommes tirés du lit par les policiers qui nous expliquent que l’endroit est dangereux  et qu’il est préférable (enfin ça c’est la forme polie car nous sentons bien que nous n’avons guère le choix) de se garer sur le parking du stade. Il nous faut replier le lit, tourner un peu pour trouver ce fameux parking pour enfin, se poser, redéplier le lit et se coucher. Le lendemain matin, Jules se réveillera surpris de ne pas reconnaitre le paysage de la veille … Il ne se sera rendu compte de rien !

Nous nous glissons à nouveau dans la file d’attente et passons la journée à patienter au milieu des autres automobilistes. Les voisins compréhensifs nous ouvrent leur salle de bain. Cela décale évidemment notre calendrier mais l’avantage de la vie en van c’est qu’il n’y a pas de réservation d’hôtel, pas de date de retour non modifiable. Nous observons les gens qui sont eux, particulièrement impactés dans leur vie quotidienne et qui restent néanmoins d’un calme olympien : c’est une vraie leçon pour les stressés que nous sommes ! La journée est rythmée par le travail, l’école, les jeux, la lecture jusqu’à ce que les manifestants nous ouvrent une brèche de quelques minutes vers 16h30. Libérés, délivrés …. Nous fonçons vers l’embarcadère et nous nous préparons à une nouvelle nuit pas très glamour dans une file d’attente entre 2 camions : le ferry part le lendemain à 7h et les premiers arrivés sont les premiers servis.

Et clairement, dès le lendemain nous allons nous rendre compte que ces petits aléas en valaient sans aucun doute la chandelle. Nous sommes conquis avant même de poser une roue sur l’île… Nous découvrons une ambiance caribéenne, des maisons en bois colorées, avec de jolis balcons … Le contraste est saisissant ! Et nous allons trouver certainement un de nos plus jolis bivouacs, sur la playa Bluff. Nous sommes seuls au monde sur ce bout de paradis aux couleurs extraordinaires : pas besoin de filtre ou de travailler les photos, le paysage se suffit à lui-même … C’est exceptionnel. Tout comme les vagues ! Même si nous sommes habitués depuis le Nicaragua aux plages rythmées par une houle importante (que ce soit côté Pacifique ou Caraïbes), ici elles sont énormes ! D’ailleurs même le surf n’est pas recommandé, ou alors uniquement pour les surfeurs aguerris. Jules va même perdre son masque dans l’eau, surpris par l’une d’entre elles. Nous ne le retrouverons pas … Le masque bien sûr, pas Jules heureusement ! Jacky, nous savons que tu n’es pas adepte des îles mais celle-ci tu l’aurais bien aimé, même si JR n’aurait peut-être pas apprécié les chemins cabossés et terreux … Dire que Maya était toute propre … 😉 

L’atmosphère est tranquille, sereine et donne juste envie de se poser, profiter, boire un verre en terrasse en écoutant de la bonne musique … Les vacances quoi … Et non, nous ne sommes pas en vacances : il faut bien faire l’école (dans ce cadre, ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple) mais aussi travailler (dans ce cadre, … on se sent plutôt chanceux, n’est-ce pas Christelle, Nathalie, Sophie, Charlène, Audrey, Laetitia …).

Le Père Noël nous ayant laissé un petit crédit sur nos cadeaux, nous nous offrons (merci Papino & Mamital) une sortie en mer avec découverte de dauphins, farniente sur une île de rêve et snorkeling (plongée en tuba) au milieu des poissons et des coraux. Pour nous, pas de dauphins mais la journée va juste être magique. L’île de Zapatillo est digne des plus belles cartes postales avec son sable blanc, son eau turquoise et tiède et nous allons nous régaler lors de la sortie snorkeling même si nous serons les seuls sur le bateau à vouloir plonger … Fiers de notre fils qui nous suit de plus en plus facilement : le début est toujours un peu tendu entre le masque qui prend l’eau, le tuba qui est mal mis, la buée … mais une fois lancé on ne l’arrête plus. Fauve est aussi de la partie : elle va être sacrément secouée dans le bateau et va moyennement apprécier l’arrivée et le départ de Zapatillo qui se fait à quelques mètres de la plage et nous oblige à nous mouiller jusqu’aux épaules et à la porter pour arriver et repartir du rivage … Mais elle préfère encore ça à être séparer de sa famille même quelques heures et il fait de toute façon trop chaud pour la laisser aussi longtemps dans Maya … 😉

Le lendemain, nous vivrons encore une splendide journée sur la playa Estrellas, connue pour ses étoiles de mer que nous pouvons admirer depuis la plage. Découverte du riz au Coco : il faudra que nous reproduisions cette recette, c’est une tuerie ! 

Après 3 belles journées sur la Isla Colon il nous faut reprendre le ferry pour continuer notre route. 

Changement complet de décor : nous voici à la montagne, à Boquete, en plein cœur du Panama, au pied du volcan Baru. Nous sommes à 1100 mètres d’altitude, l’air est plus frais et plus humide mais cela fait du bien après les derniers jours bien chauds. Nous retrouvons l’ambiance des endroits comme la Fortuna au Costa Rica. La région est très verdoyante, très fleurie, calme. Nous nous engagerons sur un chemin de randonnée réputé pour ses quetzals mais encore une fois nous reviendrons bredouilles. Ce n’est pas très grave, la nature nous a tout de même offert de très jolis paysages et cela nous a permis de traverser une petite communauté locale particulièrement souriante et accueillante. 

Pour l’instant, c’est d’ailleurs un point qui nous manque par rapport au Costa Rica notamment : que ce soit à Bocas del Toro sur la Isla Colon ou à Boquete, l’accueil est agréable mais nous manquons de belles rencontres. Ce point-là va être radicalement inversé lors de notre prochain bivouac. Sur la route de la côte Pacifique, nous cherchons un endroit pour se poser. Finalement, nous nous arrêtons devant une petite maison. Juste en face, il y a un petit emplacement qui pourrait nous convenir pour la nuit : c’est un espace publique mais par correction la maison étant juste à côté, nous demandons l’autorisation aux habitants de nous poser là. Aucun souci. Nous nous installons donc et dinons tranquillement dans une jolie campagne environnante. A la fin du repas, nous recevons la visite de 2 des occupants de la maison, curieux d’en savoir plus sur nous et notre maison roulante. La discussion s’engage tant bien que mal car notre niveau d’espagnol n’est pas encore au top et ils ont une tendance à manger 3 syllabes sur 4 … La famille qui habite dans la maison élève des vaches laitières. Ils vivent dans des conditions rustiques mais nous offrent spontanément l’accès à leur douche (une sortie d’eau froide entre 3 murs en béton) et leurs toilettes (sèches) dans le jardin. Ils reviennent ensuite avec un sac rempli d’oranges. Le lendemain, au moment de leur dire au revoir, nous rencontrons Sonia, la maîtresse de maison, qui est déjà aux fourneaux et nous dit être en train de nous préparer à manger … Nous resterons donc déjeuner avec cette famille au cœur d’or qui va nous accueillir comme des rois (Como te llamas ? Caroline Ah, Caroline como la princesa de Monaco !!). Nous devons reprendre la route mais promis, au retour nous repasserons les voir ! 

Semaine 37

Semaine 37

Buenos Dias

Samedi 12 mars : nous sommes allés dans un hostal à Santa Fe. Nous avons dormi dans le jardin dans Maya. J’ai joué.

Dimanche 13 mars : nous sommes allés à de belles cascades. Nous avons commencé un exposé PowerPoint sur le canal de Panama.

Lundi 14 mars : j’ai promené Fauve avec papa. Nous sommes retournés près de chez les cow-boys. J’ai fait du cheval tout seul pour la première fois. C’était super !

Mardi 15 mars : nous avons regardé les cow-boys traire les vaches. Nous sommes allés à David.  Nous sommes allés sur un terrain privé où il y avait une piscine. Nous avons bien été accueilli par les gérants (Katty et Nelson, des costariciens).

Mercredi 16 mars : nous sommes allés à la frontière Panama-Costa Rica. Nous n’avons même pas passé une heure à la frontière ! Nous sommes retournés à Playa Dominical. Nous nous sommes baignés.

Jeudi 17 mars : nous avons pris des gens en auto-stop ( Kevin et Floor ) pour aller à San José. Nous sommes retournés au même restaurant que la dernière fois car le lendemain, il fallait mettre Maya chez le garagiste. 

Vendredi 18 mars : nous avons travaillé en profitant du réseau du restaurant. Nous sommes restés toute la journée au restaurant. Papa et maman sont allés récupérer la voiture chez le garagiste ; nous avons passé une deuxième nuit au même endroit.

Hasta Luego

Jules

Semaine 36

Semaine 36

Buenos Dias 

Samedi 5 mars : nous avons ramassé des feuilles. Nous nous sommes promenés. Nous avons eu chaud. Nous nous sommes baignés. Nous sommes restés une deuxième nuit.

Dimanche 6 mars :  nous sommes allés dans un village de montagne qui s’appelle El Valle d’Anton. Nous nous sommes posés en bivouac près d’une petite rivière.

Lundi 7 mars : nous sommes allés à Panama City. Il y avait d’énormes gratte-ciel de toutes les formes. Nous sommes allés dans un hostal où il y avait un livre en français. Nous avons dormi dans Maya. Nous avons promenés Fauve tous les trois.

Mardi 8 mars : nous avons publié le blog. Nous sommes allés chez un réparateur de bateaux qui va essayer de réparer le toit que nous avons cassé à Telica. Nous avions réservé une chambre dans un hôtel qui acceptait les animaux. Mais arrivés sur place, ils nous ont demandé 150 $ (120€) pour que Fauve puisse rentrer dans l’hôtel. Fauve a dû passer la nuit à côté de Maya.

Mercredi 9 mars : nous avons pris un petit déjeuner de roi avec : du salami, du fromage, des fruits, des pancakes, des beignets au pommes de terres…Nous sommes allés voir une des écluses du canal de Panama. Il y avait un petit musée. Nous avons vu passer les bateaux et c’était super !

Jeudi 10 mars : nous avons pris la pièce réparée chez le réparateur. Nous sommes allés dans la vieille ville de Panama. Le changement était direct. A la place des gratte-ciel, il y avait des maisons de toutes les couleurs. La vieille ville était jolie. Nous nous sommes posés en bivouac sur un parking. Il y avait une jolie vue sur la ville moderne de Panama City. 

Vendredi 11 mars : nous sommes allés sur une plage. Je me suis baigné. Les policiers nous ont demandé de nous mettre dans un endroit plus sûr. Nous sommes restés sur la même plage mais près de chez des gens très gentils qui ramassent des canettes pour les vendre et gagner des sous.

Hasta Luego

Jules

Semaine 35

Semaine 35

Buenos Dias 

Samedi 26 février : nous sommes allés sur une plage où, le soir et la nuit, il y a eu de la musique.

Dimanche 27 février : nous sommes allés à une petite ville où nous avons travaillé et posté le blog. Nous nous sommes posés en bivouac sur un campement Evengelique où nous avons testé mes talky-walkies . 

Lundi 28 février : nous sommes allés sur un parking près d’un bras de mer où la mer était trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès loin. Nous ne la voyons même pas.

Mardi 1er mars : des policiers nous ont parlé. Nous sommes allés en bivouac à playa el Arenal. Nous nous sommes baignés. La plage était jolie.

Mercredi 2 mars : nous sommes allés en bivouac à  playa Venao. Nous nous sommes baignés. La plage était jolie et il y avait de grosses vagues. 

Jeudi 3 mars : nous sommes allés sur une plage près d’un minuscule village où papa est aller acheté des croquettes pour Fauve. Je ne me suis pas baigné. Le sable était noir. Il a plu.

Vendredi 4 mars : je me suis promenés avec papa et Fauve la matin.  Nous sommes allés à un restaurant où nous nous sommes posés en bivouac. Pour rester gratuitement, il faut ramasser les feuilles tous les matins. Il y avait au moins 5 chiens. 

Hasta Luego

Jules

Suite et fin (…) du Costa Rica

Suite et fin (…) du Costa Rica

17 janvier 2022 – 16 février 2022

Plus nous prenons le temps de découvrir le Costa Rica, loin des circuits touristiques classiques et des parcs prétendument incontournables, plus nous apprenons à l’aimer …

Nous « chillons » comme on dit en anglais, prenant le temps de repasser par des endroits que nous avons aimé et de découvrir d’autres auprès desquels nous sommes passés trop vite … C’est le cas de la péninsule de Nicoya. Vous vous souvenez peut-être, nous l’avions découverte en s’arrêtant aux endroits clés que sont Tamarindo, Samara et Montezuma. Nous avions déjà bien aimé l’environnement, surtout sur Samara et la magnifique playa de las Piedras à Montezuma. Mais le côté très touristique et un peu trop « surfait » ne vous avait pas vraiment emballé. Et bien là, nous y retournons, mais cette fois-ci avec l’envie de prendre de temps de découvrir l’autre côté de la Péninsule, le plus discret, voire secret. Même si Maya nous surprend encore par son comportement sur certaines routes difficiles, nous la ménageons tout de même un peu et savons que nous ne pourrons pas l’emmener partout, même en saison sèche. Cela étant, nous allons ainsi découvrir la playa brasilito sur laquelle nous allons bivouaquer plusieurs jours. Elle est quasiment déserte, Maya se trouve un petit emplacement ombragé parfait pour elle, les couchers de soleil sont hypnotisants … C’est le calme absolu. Petits plus, la 4G arrive jusqu’à notre spot donc nous pouvons travailler et nous sommes à distance de marche d’un petit restaurant vendant des bières locales. 

Que demander de plus ?… Un autre coin de paradis ? La playa Minas, difficile d’accès mais quelle récompense en arrivant sur cette anse …. Nous sommes en plein week-end donc il y a pas mal de locaux mais chacun a son petit spot. Tout le monde est gai, souriant, accueillant. La plupart repartiront à la tombée de la nuit et nous serons quasiment seuls sur « notre » plage. Nous avons l’impression d’être de vrais robinsons … Nous aurons le plaisir de voir de beaux singes hurleurs, absolument indifférents au caniche qui leur aboie dessus. Nous observons la multitude d’oiseaux qui viennent se poser sur les arbres qui nous font de l’ombre. Ici par contre, pas de réseau donc il nous faudra bouger pour le début de la semaine. La plage étant un peu protégée, les vagues sont plus petites et cela donne un côté encore plus apaisant.

Autre plage, autre ambiance, Junquillal. En allant au bout de celle-ci, nous découvrons à marée basse des piscines naturelles. A nouveau, nous ne sommes entourés que de locaux, qui viennent pour la journée ou même uniquement à la tombée de la nuit pour admirer le coucher de soleil. C’est paisible, serein. Nous y prenons vraiment goût. Et encore une fois c’est l’occasion d’échanges curieux, bienveillants avec des locaux intéressés par Maya, par notre voyage, fiers aussi de nous parler de leur culture et de partager noix de coco et barbecue avec nous.

Il faut tout de même bien penser à avancer un peu … enfin reculer je devrais dire puisque nous souhaitons repasser la frontière du Nicaragua pour remonter vers le Guatemala dans un premier temps puis le Mexique ensuite. Le Nicaragua et le Guatemala exigeants des tests pour entrer sur le territoire, nous prévoyons de faire un test à Libéria puis de traverser Nicaragua, Honduras et Salvador sur 2 jours pour entrer au Guatemala sans avoir à refaire un nouveau test. Comme d’habitude, il faut voir un vétérinaire pour Fauve. Contrairement à d’habitude, la démarche va nous coûter un bras et faire monter un peu le stress car il nous faut un papier tamponné par les autorités pour la faire sortir du territoire et normalement cela prend 2-3 jours …. Nous aurons finalement le sésame le lendemain matin et faisons nos tests dans la foulée. Rien n’étant simple, le laboratoire nous annonce qu’ils ont des soucis avec leur machine et que les résultats pourraient arriver plus tard que d’habitude. Cela n’arrange pas nos plans vu que nous avons 72 heures pour arriver au Guatemala … Les résultats arrivent dans la nuit : tous les 3 positifs … Nous sommes un peu assommés par la nouvelle. Clairement, aucun des 3 n’a le moindre symptôme et nous ne nous attendions pas à cela. Nous sommes samedi 29 janvier ; il nous faut nous isoler pendant 6 jours. 

Et là, nous allons avoir une chance de fou … Par hasard, nous découvrons la plage Islita. C’est une toute petite crique, bordée d’un côté par un établissement hôtelier grand luxe et de l’autre par un cimetière perdu. En arrivant, nous nous posons sur le meilleur emplacement, à l’ombre d’un bel arbre qui nous permet en plus d’accrocher le hamac. Il y a, à une quinzaine de minutes de marche, un point d’eau potable pour se ravitailler régulièrement. Nous allons probablement vivre un des isolements les plus agréables qui soit … ! Samedi, nous assistons, de loin, à un mariage particulièrement classe directement sur la plage. Ce sera l’occasion pour Caroline de recevoir, en fin de journée un magnifique bouquet, ainsi que de jolies bougies. Cette plage est paradisiaque, nous avons un beau réseau et allons passer 6 jours à nous baigner, travailler, ramasser cailloux, coquillages et noix de coco, nous baigner, lire, jouer, admirer aras et singes araignées … 6 jours complets de détente qui nous font dire que finalement, ces tests étaient peut-être un signe que notre choix de remonter tout de suite n’était pas le bon … 

Au bout de ces 6 jours, aucun symptôme n’étant apparu, nous sommes officiellement « libres » de quitter notre isolement … Nous remontons vers Samara, appelés par une furieuse envie de baguette et de croissants … Il y a une boulangerie française là-bas qui était fermée lors de notre premier passage. Et bien, je vous assure qu’après autant de mois sans ces spécialités bien de chez nous, c’est un bonheur sans nom que de croquer dans une vraie pâte feuillettée … ! 

En chemin, nous en profitons pour faire réparer la vitre arrière de Maya, cassée quelques semaines plus tôt à Dominical. Difficile à croire mais impossible de trouver une fenêtre de rechange. Même nos contacts locaux, Luis et Ana ont été mis à contribution mais sans succès. C’est finalement un petit garagiste, spécialisé dans les pare-brises, que nous trouverons sur la route qui va nous trouver la perle rare et rendre à Maya sa superbe.

Nous nous arrêtons pour le week-end sur une nouvelle plage : la playa Iguanita. Changement total de décor : c’est l’endroit où les ticos viennent camper ! Nous avons donc du mal à trouver un emplacement pour Maya et, pour la première fois, nous serons loin d’être seuls pour passer la nuit de samedi à dimanche ! La mer est calme, ce qui est très appréciable et nous nous régalons encore de couchers de soleil splendides. Nous découvrons la vision du camping selon les ticos : ici, c’est en famille (nombreuse), avec hamacs, chaises, table, coussins, tentes, glacières, barbecue … les pick-up arrivent remplis de matériels et la musique est rarement bien loin. C’est festif, bon enfant et on se dit que c’est tout de même bien dommage qu’on ne puisse plus, en France, profiter de nos plages avec cette même liberté …

La pompe à eau de Maya (qui nous permet d’utiliser l’eau de notre réservoir directement au robinet de l’évier) donne des signes de faiblesses. Ann nous indique chez qui nous pouvons en trouver une neuve. Pour se faire, il nous faut retourner sur San José. En route, nous allons nous poser tout d’abord en bord de rivière à San Matteo, pause bien fraîche après ces derniers jours chauds et secs. Et nous retrouvons le plaisir de nous baigner/laver dans une eau douce et plutôt froide.

Après San José, le retour à notre petite auberge de jeunesse et à notre pizzeria préférée, nous changeons donc la pompe à eau de Maya. C’est un peu plus compliqué que prévu et il nous faudra l’aide d’un plombier (…) pour faire un peu de soudure mais finalement bomba de agua … lista !

Le document de sortie du territoire pour Fauve est valable 21 jours. Il nous faut donc nous rapprocher de la frontière. Mais avant, Michel préfère faire la révision de Maya. Mine de rien, depuis juillet, nous en sommes à près de 20.000 kilomètres parcourus et nous ne l’avons pas ménagée, notre maison roulante, avec les pistes caillouteuses du Bélize, les routes cabossées du Guatemala, les chemins terreux et parsemés de trous menant à nos plages costaricaines isolées …C’est à nouveau Ann qui nous a donné le nom de son garagiste de confiance. Nous prenons rendez-vous avec Mauricio pour le lundi suivant. 

En attendant, nous continuons à découvrir des endroits plus discrets du Costa Rica. Nous allons avoir un vrai coup de cœur pour un endroit qui s’appelle Frog’s Heaven (paradis des grenouilles). C’est un jardin privé, tenu par une famille super attachante, qui y a créé un vrai refuge pour grenouilles et oiseaux de tous genres. Après avoir eu le droit de bivouaquer sur leur terrain, nous allons avoir le droit à une visite guidée, avec 2 guides pour le prix d’un ( 😉 ) de leur splendide terrain qu’ils ont complètement pensé et planté pour permettre à ces espèces de s’épanouir au mieux. Nous sommes très loin des structures aseptisées qui en oublient parfois le bien-être animal. Ici, tout est fait pour que les animaux s’épanouissent et se reproduisent en paix. Enfin, sauf quand certains touristes demandent à ce que les grenouilles leur soient apportées sur un plateau, dans un endroit propice aux belles photos avec la lumière qui va bien, et ce sans avoir à trop marcher …. Et si, cela existe, même ici … Alors que c’est tellement plus agréable de se balader tantôt le nez en l’air, tantôt au ras du sol, à la recherche de ces animaux qui, eux, nous voient arriver de loin !

Nous reprenons la route vers Sarapiqui et son rio si vivant. En arrivant sur notre bivouac en bord de rivière, nous discutons avec des locaux qui, non contents de nous offrir des pâtisseries locales, nous livrent le secret du coin : une cascade perdue dans la jungle de toute beauté à 15 minutes à peine de notre bivouac… Le lendemain, nous voici donc partis, à remonter le lit de la rivière, en escaladant pierres et rochers (Caroline a adoré …) pour trouver cette fameuse cascade Diana. Et une petite heure après (et non 15 minutes quand même …), nous voici devant ce majestueux spectacle. Cette cascade, perdue au milieu de la jungle, uniquement accessible par la rivière (où un petit sentier très boueux que nous prendrons pour rentrer) se mérite et c’est cela qui la rend si magique. Quelques locaux sont déjà là et ils auront même la gentillesse de nous attendre au retour pour que nous ne nous perdions pas sur le sentier pas du tout balisé. Encore une fois, nous sommes charmés par le naturel et la bienveillance des ticos. Nous qui avions entendu qu’il était difficile, au Costa Rica, d’échanger avec les locaux … Ces dernières semaines nous ont démontré de façon flagrante le contraire !

Pendant que Maya fait son check-up chez Mauricio, nous allons nous poser 3 jours dans une location. Un petit incident AirbnB (propriétaire qui refuse la réservation une fois que nous sommes arrivés à destination) nous amène à nous retrouver dans un appartement géant (2 chambres, 2 salles de bain) dans un condominium avec piscine, salle de sport, agent de sécurité à l’entrée … Autant vous dire que cela nous fait un peu bizarre mais bon, on ne refuse pas un brin de confort … La douche chaude est topissime. Par contre, pour la piscine, c’est raté car il y a un vent de folie qui nous dissuade de la tester.

Une fois Maya récupérée, avec, en prime un lavage complet, nous nous dirigeons vers la frontière. Mais quelle frontière me direz-vous ? Et bien, vu qu’à priori celle du Nicaragua ne nous était pas favorable, nous avons opté pour descendre plus au Sud, vers le Panama. Il y a 2 frontières entre le Costa Rica et le Panama mais l’une d’entre elles semble être très problématique pour ce qui est du passage des animaux domestiques (enfin surtout très habituée au rackettage en bon et due forme d’une centaine de dollars pour chaque animal), nous décidons de tenter notre chance au poste de Sixaola, sur la côte Caraïbes. Il nous faut donc repasser par Cahuita (et son fameux glacier). Par contre, bonne nouvelle : pas besoin de test pour aucun d’entre nous. 

Demain, nous devrions être au Panama … 

Semaines 32, 33 et 34

Semaines 32, 33 et 34

Sonia et moi, le cow-boy.

Buenos Dias

Résumé du jeudi 3 et du vendredi 4 : nous sommes sortis de l’isolement. Nous avons déjeuné au restaurant. Nous sommes allés sur la plage de Samara. Nous nous sommes promenés et nous avons profité du coucher de soleil.

Samedi 5 février : nous avons réparé la vitre arrière de Maya. Nous sommes allés sur la jolie plage de Iguanita. Nous nous sommes baignés. 

Dimanche 6 février : papa et maman se sont promenés sur la plage. Il a fait chaud. Nous avons vu un magnifique coucher de soleil. Je me suis planté une énorme épine de cactus dans la main. Ça m’a fait très mal.

Lundi 7 février : nous avons passé la matinée sur la plage. Nous sommes allés le soir en bivouac près de belles cascades.   

Mardi 8 février : nous sommes restés toute la journée au même endroit. Avec papa, nous avons sauté de rocher en rocher pour aller voire une belle cascade.   

Mercredi 9 février : nous nous sommes lavés avec l’eau froide de la cascade. Nous sommes retournés à San José. Nous sommes allés chez Andrew. Nous avons mangé des pizzas au même endroit que la dernière fois. La nuit a été froide.

Jeudi 10 février : nous avons petit-déjeuné chez Andrew. Papa a mis la voiture chez le garagiste car il y avait une fuite sur la pompe à eau. Nous avons déjeuné dans un très bon restaurant pendant que Maya se faisait faire une petite vérification.  

Vendredi 11 février : nous avons travaillé. Nous sommes allés dans une réserve naturelle de grenouilles : Frog’s Heaven. 

Samedi 12 février : nous avons visité le parc et vu : des grenouilles vertes avec des points noirs, des grenouilles avec des jeans et des gants bleus :-), des grenouilles vertes avec des doigts et des orteils oranges, des flancs bleus et des yeux rouges. Nous sommes allés près du volcan Poas.

Dimanche 13 février : nous avons fait une balade difficile (gros cailloux, boue…) pour aller à la belle et froide cascade Diana. Nous avons pris un chemin plus facile pour rentrer. Nous sommes allés à Heredia, une petite ville à côté de San José. Nous avons du trouver à nous loger car papa devait envoyer Maya chez le garagiste pour une grosse révision. Nous sommes allés dans un appartement dans un condominium. Il y avait : un sèche-linge, un lave-linge, une douche chaude et une télévision.

Lundi 14 février : bonne Saint-Valentin❤️ ! Nous avons passé la journée au condominium. Nous nous sommes promenés. J’ai fait une journée télé.

Mardi 15 février : nous sommes restés toute la journée au condominium. Papa et maman se sont fait leur restaurant de Saint-Valentin en retard.

Mercredi 16 février : nous avons mis les bagages dans la voiture et nous sommes allés sur une plage près de Cahuita.

Jeudi 17 février : nous sommes allés travailler sur la place de Cahuita. Nous avons passé la frontière du Panama. Nous n’avons pas pu passer par la seule route qui allait dans les terres à cause d’une manifestation. Nous sommes restés en bivouac là où nous étions bloqués.

Vendredi 18 février : nous avons passé une bonne partie de la journée  à attendre que la route ouvre et nous n’avons pu passer qu’en milieu d’après-midi. Nous sommes allés en bivouac à l’embarcadère pour aller à Bocas del Toro.

Samedi 19 février : nous avons pris le ferry pour aller à Bocas del Toro. La ville même était jolie. Nous sommes allés à une plage avec de grosses vagues🌊. J’ai perdu mon masque :’( .

Dimanche 20 février : nous nous sommes baignés dans les vagues géantes et nous nous sommes promenés. Nous sommes allés en bivouac sur une plage, près de la ville de Boca del Toro.

Lundi 21 février : nous avons fait une sortie en mer super !!!!  Nous nous sommes baignés sur une plage paradisiaque, nous avons fait du snorkeling et nous avons vu plein de star fishs. C’était superbe !!!!!! Nous nous sommes posés en bivouac à Boca del Drago. La baie s’appelle comme ça car, Christophe Colomb, pendant un de ces voyages, après avoir été malmené par une tempête, a trouvé refuge dans cette baie. Il y a senti de la chaleur.

Mardi 22 février : nous sommes allés à Playa Estrellas. Nous avons vu pleins d’étoiles de mer. Nous nous sommes posés en bivouac au même endroit que dimanche.

Mercredi 23 février : nous sommes partis de Bocas del Toro. Nous sommes allés sur le continent. Nous sommes allés à Boquete. C’est une ville de montagne. Nous sommes allés dans un hostal où il y avait des livres en français et un trampoline.

Jeudi 24 février : nous nous sommes promenés et nous avons vu un magnifique parc de fleurs. Papa s’est fait couper les cheveux. Nous avons mangé au restaurant et pris des glaces. Nous avons passé une deuxième nuit à l’hostal. 

Vendredi 25 février : nous sommes allés sur une montagne pour voir des quetzals. Nous n’en n’avons pas vu. Nous sommes allés en bivouac près de chez des cow-boys. 

Hasta Luego 

Jules

 

 

Semaine 31 🇨🇷

Semaine 31 🇨🇷

Buenos Dias

Samedi 29 janvier : nous sommes tous les trois positifs au Covid-19 et heureusement asymptomatiques ! Nous sommes allés nous isoler sur la playa Islita. Il y avait des vagues et la plage était jolie. Il y a eu un mariage. Semaine et blog spécial, ce sera un jour, un animal.

Toucan : les toucans, avec leur beau bec et leurs couleurs, sont le symbole de l’Amérique Latine qui l’appelle « banane volante ». Il y a 6 espèces : le toucan à carène, le toucan à mandibule noir, le toucan à oreilles jaunes, l’acari à bec ardent, l’acari à collier et le toucan émeraude. Ils vivent du Mexique à l’Argentine. 

Singe🦍 : il en existe quatre espèces au Costa Rica : le singe hurleur, le singe araignée, le singe titi et le singe capucin. Le singe hurleur, le plus bruyant, mesure 1m et pèse 10kg, il peut être entendu à 5 km à la ronde. Le singe araignée, le plus agile, mesure 1m50 et pèse 2kg. Le singe titi ou singe écureil, est le plus petit, il y a deux sous-espèces : à couronne noire et à couronne grise. Le singe capucin, le plus intelligent, est le seul singe ommnivore.

Ara🦜 : les aras font partis des animaux symboliques du Costa Rica. Il y a deux espèces au Costa Rica (toutes les deux en voie de disparition) : le ara de Macao, mesure 86cm, pèse 1kg, est rouge, jaune et bleu. Le ara de Buffon, mesure 90cm, pèse 1,4kg, est vert avec la queue rouge-orange et bleu.

Paresseux : il en existe 2 espèces : le paresseux à gorge brune et le paresseux d’Hoffmann. Le paresseux à gorge brune, couleur gris-marron à la tête crème. Il peut tourner la tête à 300°. Ses bras sont deux fois plus long que ses jambes. Il a trois doigts et trois orteils. Le paresseux d’Hoffmann, couleur claire, peut incliner la tête à 40°. Il a trois doigts et deux orteils. 

Cassique de Montezuma (oropendola)🕊 : le cassique de Montezuma, est un oiseau d’Amerique central. Il vit sur les lisières et les clairières de forêt. Le mâle se balance en chantant. 

Raton laveur🦝 : le raton laveur est un mammifère omnivore. Il a une queue blanche avec des anneaux noirs (ou le contraire). Il pèse entre 3,9kg et 9kg et mesure entre 60 et 100cm.

Hasta Luego 

Jules

Semaine 30 🇨🇷

Semaine 30 🇨🇷

Buenos dias

Samedi 22 janvier : nous sommes allés sur une plage avec des piscines naturelles. Je me suis baigné et maman se relaxait. La plage était jolie. L’eau des piscines était chaude.  

Dimanche 23 janvier : nous sommes restés une bonne partie de la journée sur la plage. Je me suis baigné. Nous sommes allés manger pour la troisième fois au restaurant Las Olas (les vagues). Nous avons dormi sur le parking.

Lundi 24 janvier : nous n’avons pas bien dormi à cause des moustiques. Avec papa, nous avons promené Fauve🐕 et nous avons vu un beau lever de soleil. Nous sommes retournés sur la playa Brasilito. 

Mardi 25 janvier : nous sommes restés toute la journée sur la plage Brasilito. Il a fait très chaud. Nous nous sommes baignés. J’ai joué. Papa est allé sur l’île d’en face à la nage. Papa nous a cuisiné des saucisses et des pommes de terre dans la cendre du le feu qu’il avait allumé. 

Mercredi 26 janvier : nous nous sommes ensablés en partant de la playa Brasilito. Heureusement, nous nous sommes désensablés car ça devient la spécialité de papa et maman 🤣🤣🤣🤣. Nous avons pris l’apéritif chez Patrick et Mina, des français rencontrés près de Playa Grande et de Tamarindo. Nous sommes allés à Liberia. Nous nous sommes garés sur le parking d’un petit hôtel près d’un laboratoire pour faire des tests PCR pour rentrer au Nicaragua.

Jeudi 27 janvier : nous avons dû changer de stationnement et sommes allés sur le parking d’une banque où il y avait du wifi. Avec papa, nous avons acheté des piles et fait des photocopie de papiers pour passer la frontière du Nicaragua. Maman travaillait dans la voiture. Nous avons mangé tous les trois dans un restaurant mexicain. Nous nous sommes promenés et nous avons trouvé un vétérinaire pour que Fauve puisse avoir son vaccin contre la rage et pour faire des papiers pour qu’elle puisse rentrer au Nicaragua.

Vendredi 28 janvier : nous avons fait notre test PCR pour le Nicaragua. Nous avons travaillé au restaurant mexicain. Nous nous sommes promenés. Nous nous sommes pris une glace. Nous avons dormi au même endroit. 

Hasta Luego 

Jules 

Costa Rica, la suite mais pas la fin

Costa Rica, la suite mais pas la fin

25 décembre 2021 – 16 janvier 2022

Samedi 25 décembre : la plupart d’entre vous passent sans doute leur matinée devant le sapin de Noël. Pour nous, ce sera un réveil tout simplement magique … Des toucans ont décidé de nous souhaiter le bonjour. Ils sont 2, 3, 5, passent d’un arbre à un autre … Que c’est beau ! …. Caroline rêvait de les voir évoluer en liberté depuis longtemps. C’est chose faite ! Nous allons les observer un long moment, à l’œil nu mais aussi aux jumelles pour les voir comme s’ils étaient posés à 10 centimètres de nous. Et bien sûr les appareils photos crépitent … Vous saviez que les toucans avaient le dessous de la queue rouge ?! Nous non … Et ces regards si doux … Encore une fois, moment suspendu et sans avoir à franchir les grilles (payantes) des parcs et réserves nationaux. Vraiment, si nous avons un conseil à donner, prenez le temps de découvrir le Costa Rica, aiguiser vos oreilles, ouvrez vos yeux et vous pourrez vivre des expériences identiques voire plus riches que dans des parcs bondés et pas particulièrement bon marché …

Nous continuons notre descente vers le Sud de la péninsule d’Osa. La route est splendide, à fleur de falaise parfois. Les points de vue sont magnifiques, même si les nuages sont parfois de la partie. C’est à cet endroit que se trouve l’un des parcs les plus connus du Costa Rica : le parc de Corcovado. Nous ne le ferons pas car l’accès est extrêmement cher et qui veut voyager longtemps doit ménager son budget … Par contre, nous allons découvrir une très jolie plage, très locale, Playa Blanca. L’absence de vagues lui donne un air très paisible. Encore une fois, les locaux nous accueillent avec de grands sourires. Nous serons même conviés à visiter une maison faite à partir de containers qui vient juste d’être rénovée. De quoi donner des idées  … 😉 Le 25 au soir, nous assistons à un concours d’embarcations illuminées. L’ambiance est détendue, joyeuse. Nous nous sentons bien là aussi …

Toujours accompagnés de Jacky & Régine, nous prenons la route vers la côte Caraïbes. Nous allons nous séparer en chemin, après un arrêt sur la très locale playa Linda et repasser vers la côte Pacifique centrale qui nous plaît tant. Nous nous posons à nouveau sur notre spot de rêve d’Esterillos Este. C’est là que Fauve va se décider à nous faire une nouvelle frayeur : elle disparait vers 5 heures du matin … Michel et Caroline vont parcourir la plage de long en large pendant plusieurs heures. Les locaux (et expatriés) avertis vont organiser une vraie chaîne de solidarité, envoyant la photo de Fauve sur tous les groupes Facebook ou Whatsapp locaux, proposant à Michel d’emprunter leur vélo pour faciliter les recherches … Finalement, après 6 heures de recherches, elle est retrouvée à plusieurs kilomètres du spot. Elle a traversé une route très passante, est passée dans la jungle et a fini chez un couple d’américains, membre d’un des groupes whatsapp contactés. Nous avons eu tellement de chance ! Et nous sommes tellement reconnaissants d’avoir trouvé si rapidement et si aisément le soutien de toute la communauté locale … Merci à Beth et son mari, Kathy & Rob, Christine et son mari ainsi qu’à tous les anonymes qui ont pris nos numéros, nous ont aidé à la chercher, nous ont rassurés … Cette solidarité n’a pas de prix.

Remis de nos émotions, nous repartons et traversons le pays pour rejoindre la côte Caraïbes. En chemin, nous nous arrêtons 2 jours à Orosi, charmant village situé au Sud-Est de San José, dans une vallée verdoyante et si apaisante … Nous nous garons devant une auberge de jeunesse qui, pour un prix modique, nous donne accès aux douches, à la cuisine, à leur joli patio et au wifi. C’est vraiment un compromis parfait pour nous, quand il s’agit de bivouaquer dans des endroits plus urbains. 

Nous allons ensuite tenter d’apercevoir de plus prêt, le volcan Turrialba. La route pour y accéder est un cauchemar pour Maya. Arrivés à son pied, nous aurons le temps de l’apercevoir quelques minutes avant qu’il ne soit à nouveau cacher par les nuages. Le temps de se rendre compte que les possibilités de bivouac sont plus que limitées (une seule option, bien trop chère pour ce que c’est), nous décidons de redescendre par une autre route, qui sera tout aussi cauchemardesque ! Nous trouverons refuge pour la nuit chez les policiers. Non, pas en cellule, nous vous voyons venir ! Mais sur leur parking, avec un super accueil aussi. Ils nous donneront même en repartant les coordonnées de leurs collègues à Puerto Viejo si besoin.

Nous arrivons à Cahuita, le plus reggae des villages costariciens. L’ambiance y est très cool… Et devinez qui nous retrouvons sur place ? Jacky et Régine ! Nous décidons de fêter le Nouvel An avec un jour d’avance pour ne pas faire comme tout le monde … et éviter les bains de foule ! Ils ont déjà fait le parc de Cahuita et nous le recommandent chaudement. Nous décidons de le découvrir le 01 janvier, en espérant y rencontrer moins de touristes. En attendant, nous allons jusqu’à Manzanillo, le bout de la route. La plage est très chargée. Nous sommes en pleine période de vacances pour les costariciens mais c’est aussi la haute saison pour les touristes étrangers. Un van rouge attire notre attention. Tiens des plaques françaises… Michel va engager la conversation …Lise et Hervé sont en périple depuis 5 ans et vont encore continuer à vadrouiller, au moins jusqu’à mars/avril de cette année. Hervé est un passionné d’ornithologie, Lise une écrivaine enthousiaste et fine cuisinière. Ils vont gentiment garder un œil sur Fauve le temps que nous découvrons le parc de Manzanillo et son belvédère splendide.

Le lendemain, ce sera donc la visite du parc de Cahuita. Nous devons à nouveau laisser Fauve avec Maya. Le parc ( dont l’accès n’est pas vraiment payant : seule une donation est demandée à l’entrée) est splendide. Le sentier suit une mer turquoise, bordée par des plages de sable blanc, ce qui est très rare ici. Après quelques minutes, nous avons la chance de voir un paresseux bouger.. , enfin il a bougé, n’est-ce-pas ? Si, si un petit peu … Cela reste un paresseux, hein, pas un singe ! D’ailleurs en parlant de singes, nous aurons la chance de voir pléthore de capucins, dont une maman et son bébé, ainsi que des ratons laveurs particulièrement chapardeurs et manifestement très habitués à la présence humaine. Nous tomberons aussi sur un crocodile en pleine séance de ventilation gueule ouverte, sur un serpent très doué dans l’art du camouflage, ainsi que sur de belles espèces d’araignées. Après 5 heures de balade, nous décidons de revenir à la voiture. Il y a encore beaucoup à parcourir au sein du parc mais Fauve est seule depuis déjà bien longtemps. Nous n’allons pas faire beaucoup de parcs au Costa Rica mais celui-ci est vraiment un inmanquable, notamment pour son environnement si caraibéen …

Nous allons pendant ce séjour sur la côte Caraïbes faire également la rencontre de Alain, français expatrié au Costa Rica depuis quelques années déjà. Il a ouvert une boulangerie française à Puerto Viejo et a, en plus, la bonne idée de vendre du fromage … Le bonheur ! C’est une mine d’information et nous allons passer un bon moment à discuter ensemble. Autres expatriés français croisés en chemin : les propriétaires d’un glacier à la sortie du parc de Cahuita. Etape incontournable pour les amateurs que nous sommes et vous pouvez nous faire confiance : elles sont divines ! 

Jacky et Régine sont partis un peu avant nous. Nous reprenons la route et nous arrêtons à un endroit qu’ils nous ont conseillés dans la vallée d’Orosi : les ruines d’Ujarras. Il s’agit d’un vestige de la première église construite au Costa Rica au 17ème siècle. En soit, les ruines n’ont rien de vraiment particulier en dehors de l’histoire qui en ressort (et notamment le déplacement du village d’Ujarras suite aux risques accrus d’innodations et de glissement de terrain) mais elles sont entourées d’un très beau parc, rempli d’oiseaux et peuplé d’arbres majestueux. Cela va être l’occasion pour nous d’observer les oropendolas, ces oiseaux un peu « perchés » qui se balancent d’avant en arrière quand ils chantent. Et que dire de leur plumage noir et jaune qui se déploit en vol … Magnifique ! Michel apercevra même des perroquets verts dans les interstices des pierres de l’église. Nous prenons vraiment plaisir à déambuler dans ce jardin si paisible et bucolique …

Nous allons ensuite reprendre une route de montagne déjà empruntée il y a quelques semaines en espérant la voir sous moins de nuages et surtout en faisant un arrêt à un endroit que nous a conseillé Hervé et qui est connu pour être un vrai spot d’observation des quetzales. Ces oiseaux, qui ont donné leur nom à la monnaie du Guatemala, sont rares et très difficiles à repérer. Ils sont d’un beau vert et ont une queue très allongée magnifique. L’altitude à laquelle nous nous trouvons est parfaite pour eux. Pour nous, cela signifie bivouac au frais avec sortie des polaires et des pantalons longs mais cela fait aussi du bien ! L’endroit nous plait beaucoup, c’est vert, calme, vallonné, frais … La montagne ça vous gagne ! Par contre, nous sommes un peu déçus car il est impossible de sortir de la route et de marcher un peu. Tous les sentiers ont été privatisés par les établissements hôteliers du coin et même les spots d’observation connus sont fermés. Il faut un guide pour y accéder … Parfois, les quetzales se montrent en bord de route mais nous n’aurons pas cette chance. Une prochaine fois c’est sûr !

Après avoir passé à nouveau quelques jours sur la côte Pacifique centrale, nous remontons vers le centre du pays pour découvrir la région de La Fortuna et le volcan Arenal. En chemin nous allons bivouaquer 2 jours chez Luis. Luis est un costaricien, lui-même grand voyageur. Il a parcouru le continent américain dans divers véhicules, de la moto au camping car et adore recevoir dans son grand jardin atypique des voyageurs de tout pays pour parler voyage et aventures. Il possède une collection de voitures et motos impressionnante et a recréé sur son grand terrain un village ambiance western avec son bureau du shérif, sa banque, son église et sa potence … Philippe, tu adorerais ! 

Pour monter vers la jolie ville de La Fortuna, il faut repasser par la belle route qui passe par La Paz Garden Waterfall. C’est un coin que nous adorons. Le paysage est très valloné, verdoyant et la route est bordée de haies d’hortensias incroyables … C’est un des points que nous apprécions ici, au Costa Rica. Le pays n’est pas très grand mais il est très facile de changer de décor (et de température) en à peine quelques heures de route. Nous arrivons de nuit sur La Fortuna et trouvons à nous loger sur le parking d’une auberge de jeunesse. Jules va même, le lendemain, se trouver un (grand) copain pour une partie de ping-pong rythmée ! Et que dire de la douche chaude … le bonheur des petites choses… 

D’ailleurs, en parlant de douches chaudes, étant à proximité d’un volcan, le Tenorio, nous allons avoir la chance de pouvoir se détendre dans des sources d’eau chaudes très agréables … et gratuites ce qui est à noter car ce n’est pas toujours le cas. Des coatis par dizaine vont s’inviter sur le chemin en quête de nourriture. Fauve est comme une folle dans la voiture. Ils doivent être tellement habitués à ce que certains touristes les nourrissent que dès qu’une voiture ralentit, ils surgissent tous des fossés et viennent quémander jusque sous les fenêtres. Si vous laissez une porte ouverte, ils n’hésiteront pas à grimper dans le véhicule pour faire leur marché !!

Notre route nous conduit ensuite vers le lac Arenal et son volcan éponyme. Nous allons avoir la chance de voir un superbe coucher de soleil sur le volcan parfaitement dégagé, ce qui est très rare. D’ailleurs, nous n’aurons plus l’occasion de le voir sans son bonnet de nuages du reste du weekend. Le lac est très beau, sauvage et particulièrement venteux. Nous allons trouver un bivouac au bord de l’eau, sur une micropéninsule. La vue est spectaculaire. Le vent se lève en cours de soirée pour ne plus se calmer. Mais nous sommes heureux dans ce petit cocon et Maya est plus confortable que Tiny dans ce type de situation ! Seule ombre au tableau : 2 français en voiture de location et tente de toit vont s’installer à quelques mètres de nous pour la nuit et ne trouveront pas utile de nous saluer ni en arrivant, ni en repartant … Alors, nous ne sommes pas obligés de prendre l’apéritif avec tous les français que nous croisons (ça, on le fait très bien tous seuls !! 😉 ) mais disons que dans le milieu des vanlifers, ça se fait de se présenter à son voisin … D’ailleurs dans la vie de tous les jours, même sans être en van, cela se fait, non ?… Enfin bref …

Le lendemain, Nous allons admirer le rio Celeste mais encore une fois, pas en accédant au parc Tenorio. L’entrée est bien évidemment payante et surtout, nous sommes le weekend et les 2 parkings sont remplis ! Cela laisse présager du monde à l’intérieur. Le côté « tout le monde marche les uns derrière les autres jusqu’au spot photo » ne nous emballe pas vraiment… Nous aurons l’occasion d’admirer sa couleur sur un spot 100% gratuit et nettement plus authentique. Alors, oui, nous ne verrons pas la cascade et la fameuse rencontre des eaux bleues et marron mais ce sera pour une prochaine fois, avec moins de monde …

En redescendant vers la côte Pacifique nous allons faire une halte magique chez Fernando et sa femme Vera. Ils possèdent un très grand terrain en hauteur sur lequel ils ont construit quelques cabanas rustiques et où ils accueillent des campeurs. Nous sommes seuls sur un promontoire exceptionnel avec une vue à couper le souffle sur la péninsule de Nicoya. Le cadre est paradisiaque. Nous passons une bonne partie de l’après-midi les jumelles vissées sur les yeux, à observer la multitude d’oiseaux nichées dans les arbres. Michel verra même un toucan le lendemain matin au réveil. Cet endroit nous donne l’impression de surplomber le monde et invite à une contemplation très bénéfique. C’est un vrai coup de cœur pour tous les 3, d’autant que nos hôtes sont d’une gentillesse désarmante. Pura vida, nous y sommes …  

Semaine 29 🇨🇷

Semaine 29 🇨🇷

Buenos dias

le goinfre

Samedi 15 janvier : nous sommes allés à La Collina où nous avons profité d’une magnifique vue 🤩 sur la péninsule de Nicoya. 

Dimanche 16 janvier : nous avons travaillé au rancho. Nous avons rencontré les propriétaires et ils sont gentils. Nous sommes allés en bivouac sur la plage de Esterillos Centro. Sur le chemin, papa et maman m’ont acheté des tongs neuves car les autres étaient abîmées. 

Lundi 17 janvier : nous avons vu une maison 🏡. Nous avons dîné dans un restaurant-hôtel. Les propriétaires, très gentils, nous ont proposé de bivouaquer derrière le restaurant-hôtel. Nous avions douche et toilettes à disposition. 

Mardi 18 janvier : nous sommes retournés à Tamarindo. Je me suis baigné. Avec papa, nous sommes allés nous promener à Tamarindo pendant que maman travaillait 💻.

Mercredi 19 janvier : nous avons vu deux maisons. Nous avons rejoint par surprise Jacky et Régine à Playa del Coco. Nous avons fêté l’anniversaire de Jacky🎉.

Jeudi 20 janvier : Jacky et Régine sont repartis vers le Nicaragua. J’ai joué sur le parc de skateboard : d’abord seul, après avec ma voiture télécommandée puis enfin avec des Costariciens. Nous sommes allés à la Playa Brasilito. Nous avons vu un coucher de soleil flamboyant 🌅.

Vendredi 21 janvier : nous sommes retournés dans un restaurant où nous sommes déjà allés. Nous sommes allés sur une plage 🌊 magnifique où il y avait des singes hurleurs et des perruches.

Hasta Luego

Jules

Semaine 28 🇨🇷

Semaine 28 🇨🇷

Buenos dias

Samedi 8 janvier : nous sommes allés dans la petite ville de Jaco. Nous nous sommes pris des glaces. Nous nous sommes posés en bivouac près d’une plage, en face d’un hôtel. Je me suis baigné pour la première fois de l’année.

Dimanche 9 janvier : des gardes nous ont demandé gentiment de partir car c’était une reserve naturel donc nous sommes allés sur une autre plage, près d’un restaurant où nous avons bu un coup. 

Lundi 10 janvier : nous sommes passés devant une maison avec un grand terrain que nous avons bien aimée. Nous avons visité deux maisons. La deuxième, était devinez quoi… La maison devant laquelle nous sommes passés le matin. Étonnant non !? Nous avons donc dormi au même endroit et nous avons assisté à un superbe coucher de soleil.

Mardi 11 janvier : nous sommes allés chez Luis. Pour rentrer, nous avons dû dégonfler les pneus et démonter le toit. Il y avait de très beaux animaux : un toucan, des perroquets, des paons et une cochonne. Il y avait un décor Western. Il y avait le bureau du shérif, la prison et la banque. Luis est fan de voitures donc il y en avait partout : des Porsches, des 4×4…

Mercredi 12 janvier : nous sommes restés toute la journée chez Luis. Nous avons beaucoup travaillé. J’ai joué. Le soir, papa nous a fait de succulents hamburgers. 

Jeudi 13 janvier : nous avons vu Luis, le propriétaire. Il est très gentil. Papa a dû re-démonter le toit pour passer. Deux messieurs nous ont aidé à regonfler les roues. Nous nous sommes posés de nuit sur le parking d’un hostal. Sur le chemin, nous avons vu le volcan Arenal dans un magnifique coucher de soleil. C’était magique !

Vendredi 14 janvier : j’ai joué au ping-pong avec un canadien puis nous sommes allés aux sources chaudes de la Fortuna. Il y avait beaucoup de courant mais c’était quand même super.  Nous sommes allés sur une petite pointe où il y avait beaucoup de vent. Sur la route nous avons vu des coatis.

Hasta Luego

Jules

Costa Rica 1ère partie

Costa Rica 1ère partie

4 décembre 2021 – 24 décembre 2021

Après un passage de frontière long (encore 4 heures) mais sans difficultés particulières, nous voici au Costa Rica. Nous allons nous poser 2 jours dans une finca, la finca Canas Castilla, située à quelques kilomètres de la frontière. C’est un lieu un peu hors du temps, tenu par un couple suisse installé au Costa Rica depuis de nombreuses années. Ils possèdent une propriété immense, dans laquelle ils ont même créé 3 sentiers de randonnée. Ils louent des cabanas et acceptent des vanlifers comme nous. Nous allons avoir la chance de voir des signes araignées passer tous les soirs au-dessus de Maya, un paresseux descendre de son arbre à la nuit tombée, un crocodile nager dans la rivière en contre-bas, ainsi que des dizaines d’espèces arboricoles locales. Le ton est donné : nous sommes bien sur la Côte Riche, riche d’une flore et d’une faune variée et protégée, mais aussi riche d’une eau omniprésente. Nous sommes supposés être en fin de saison des pluies mais les voyageurs croisés sur les semaines précédentes qui revenaient du Costa Rica ont eu beaucoup de pluie et nous aurons, tous les soirs, droit à notre belle averse.

En repartant, nous allons croiser Jacky et Régine qui nous talonnent : ils récupèrent notre emplacement pendant que nous démarrons la découverte de la côte pacifique Nord. Nous longeons la côte mais sommes un peu surpris de ne pouvoir que très rarement accéder à la mer. Le début de la côte est colonisé par des condominiums, ces grands complexes privés, luxueux, très sécurisés, prisés des nord-américains . Ce n’est pas vraiment ce que nous sommes venus chercher et nous nous inquiètons un peu. Premières discussions en cours de route : un couple de canadiens, un couple de français, un costaricain qui est de passage car il a grandit et vit aux US. Bon … Après un bivouac qui nous offre une vue de folie sur le Pacifique, nous redescendons vers le niveau de la mer et nous posons sur notre première plage costaricaine pour le déjeuner. La Playa Hermosa est très jolie, propre (c’est certainement ce qui aura le plus marqué Michel en arrivant dans ce nouveau pays), animée avec ses restaurants les pieds dans le sable et nous y voyons iguanes et écureuils à profusion. 

Notre bivouac pour la nuit sera sur la plage de Tamarindo. Tamarindo est une station balnéaire très touristique, remplie de restaurants branchés, de jolies boutiques de souvenirs, de tours opérators vendant cours de surf, promenades à cheval ou balades en bateau. Elle est surnommée Tamagringo et nous comprenons vite pourquoi ! Même si les Ticos (nom donné aux costaricains) investissent les bords de plage en fin de journée, le reste du temps, nous sommes entourés d’américains ! Mais ils ont bon goût car la plage est très jolie, les vagues impressionnantes font la joie de Jules et nous avons la chance de nous trouver un spot les roues dans le sable, face à un paysage de carte postale. Nous allons y rester 2 jours et faire la connaissance d’Ann, première costaricaine à décider de vivre à plein temps, seule, dans son van, un sprinter comme Maya ! Nous visitons nos maisons respectives, échangeons bons plans et coordonnées afin de pouvoir se croiser à nouveau sur la route. Nous trouvons les ticos souriants, détendus et accueillants. Il nous faut même parfois insister pour essayer de parler espagnol sinon c’est l’anglais qui prend le dessus. Il faut tout de même bien que nous pratiquions pour nous améliorer !

Après 2 jours de farniente, nous reprenons la route pour longer la péninsule de Nicoya. Nous nous arrêtons de nuit vers Samara, un autre village balnéaire connu pour être plus francophone. Le réveil, dans ce cas est toujours un peu une surprise. Et là … c’est une bonne surprise ! La plage est encore plus spectaculaire, nous sommes un peu excentrés et donc quasiment seuls à en profiter. C’est magique ! Par contre, Caroline va avoir ses 2 premiers « vents » du voyage : 3 touristes croisés sur la plage en début de matinée qui ne trouveront pas pertinent de répondre à son bonjour … Comme quoi, être en vacances ne permet pas toujours de se « re » connecter au monde extérieur … A l’inverse, aucun tico passant devant Maya ne manquera de nous sourire, nous saluer, voire échanger des mots gentils. 

Nous déplaçons un peu Maya pour se raprocher du village. Nous allons avoir la chance de nous garer juste devant un hôtel tenu par des français qui sont en train de finir de le remettre en état avant l’inauguration prévue pour la semaine suivante. Cela va donner lieu à quelques échanges et une visite super intéressante. Samara est un village plus cosy et plus typique que Tamarindo et nous aimons beaucoup l’atmosphère qui s’y dégage. Premier coup de cœur d’autant que les couchers de soleil se révèlent extraordinaires ! 

Nous retrouvons Jacky et Régine sur la plage de Montezuma, au sud de la Péninsule de Nicoya. Ce village est réputé pour être très … cool, un peu hippie sur les bords. Il est surtout tout petit donc on se sent vite à l’étroit. Heureusement, nous trouvons à nous poser un peu plus loin sur la plage et nous allons pouvoir assister à une mise à l’eau des bébés tortues nés dans la journée. Michel aura même la surprise de voir, le lendemain matin tôt des bébés tortues éclorent directement sur la plage et se diriger vers la mer. Seul un se fera attraper par un oiseau … Quand on voit l’énergie qu’il leur faut pour cette première étape si cruciale, c’est touchant et impressionnant à la fois. Dire que ce n’est que le début de leur lutte pour leur survie et celle de leur espèce …

Le lendemain, nous allons nous promener jusqu’à la plage Piedras coloradas et nous allons avoir notre deuzième coup de cœur ! Après avoir longé quelques établissements hôteliers bien cachés et invitant à la détente, nous arrivons sur une petite plage décorée de dizaines de cairns. Elle est parsemée de cailloux multicolores et bénéficie en plus d’une source d’eau fraîche et douce qui se déverse dans la mer. Quel bonheur de pouvoir jouer dans les vagues un peu plus contenues de la plage puis se rincer dans l’eau douce de la rivière … Et pour couronner le tout, nous aurons droit à la visite de dizaines de singes capucins ainsi que d’un perroquet vert … Finalement, il n’est pas nécessaire d’aller dans les réserves et parcs nationaux pour admirer la faune si prolifique du Costa Rica : une simple pause en bord de mer suffit ! 

Après cette pause hors du temps, nous reprenons la route et bivouaquons une dernière fois sur la péninsule avant de prendre un ferry pour rejoindre « le continent ». Nous nous posons sur la Playa Organos. Les ticos profitent de la plage jusqu’au coucher du soleil en mode pique-nique & hamacs en famille nombreuse puis nous la laissent pour nous tous seuls pour le reste de la soirée. Le lendemain, Michel et Caroline vont assister pendant près d’une heure à l’éclosion de bébés tortues et à leur « ruée » vers la mer. Cette fois-ci, pas d’oiseau pour interompre leur chemin mais les vagues sont fortes et beaucoup vont devoir s’y reprendre à plusieurs fois avant de pouvoir rejoindre l’océan. Face à autant d’effort dès leurs premières minutes de vie, Caroline passera un bon moment ensuite à nettoyer la plage des résidus plastiques ramenés par l’eau. C’est tellement injuste de devoir se battre si fort pour rejoindre l’eau, si c’est pour ensuite mourir asphyxié par la pollution apportée par l’homme ! Et même sur une plage bien entretenue comme celle-ci, la collecte va être effrayante … entre les bouchons de bouteille, les pailles, les bouteilles, les brosses à dent (…), les restes de pinces à linge et les tongs dépareillées, elle remplit vite les poubelles…  Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg…

Passage en ferry depuis Paquera pour traverser le golfe de Nicoya

L’idée est de remonter vers le Nord et de faire les parcs de Santa Elena et/ou Monteverde. Jules rêve de se lancer sur les tyroliennes de folie (enfin, ça c’est en théorie car en général, au moment M, il faut plutôt le coacher grave pour qu’il se lance … 😉 ). Sauf que :

  • Nous allons avoir droit à la première « fugue » de Fauve : des pétards lancés par des jeunes en début de soirée lui feront peur et elle va s’enfuir alors que nous étions tous les 3 dans Maya. Michel et Caroline vont la chercher pas mal de temps sous la pluie avant de se résigner à rejoindre Maya et laisser la nuit se passer. Un peu avant 6 heures, ils se lèvent pour retourner la chercher et ils la verront alors revenir en courant au moment où ils sortent de la voiture … Où a-t-elle passé la nuit ? Pourquoi ne pas être revenue plus tôt ? Nous ne le saurons jamais ! Mais quel soulagement …
  • Vous l’avez compris, nous avons droit à un temps maussade, très gris et humide. Nous montons jusqu’à l’entrée de Santa Elena mais le temps ne s’améliore pas. Vu le prix de l’entrée, nous préférons reporter la visite du parc à des jours meilleurs. 

Nous prenons donc finalement la route de San José, en faisant un détour par le parking du Waterfall La Paz garden où nous attendent Jacky et Régine. Ils ont un souci avec leurs freins et sont un peu inquiets à l’idée de rouler ainsi. Michel va y jeter un coup d’œil et ne rien voir d’anormal. Finalement, ils iront voir un garagiste qui les rassurera également.

A San José, nous allons nous poser sur le parking d’un hostel. C’est une solution que nous aimons bien : nous dormons dans Maya mais profitons de tous les services de l’auberge de jeunesse, à savoir douches (parfois même chaudes !), réseau wifi, cuisine collective, tables & chaises abritées … De plus l’accueil d’Andrey y est très chaleureux. Nous allons y rester 2 jours, le temps de se promener un peu, faire un ou deux cadeaux de Noël, trouver une librairie française pour Jules. Comme toutes les capitales, San José est une ville embouteillée mais elle a l’avantage par rapport à Managua par exemple d’avoir un centre-ville défini, animé et d’aborder quelques beaux bâtiments. Elle est située un peu en altitude et bénéficie donc d’un climat tempéré toute l’année ce qui est agréable quand on veut fuir les fortes chaleurs de la côte : autour des 20-25°C quelque soit la période. Par contre, au niveau des illuminations de Noël, elle est battue à plat de couture par Managua justement !

En partant de San José, nous allons rendre visite à Marie-Anne, Alex et Paul, une famille française que nous avons rencontrée à Rome. Ils sont arrivés au Costa Rica en Novembre et ont décidé de s’y installer. Jules est ravi de retrouver Paul ! Nous passons une journée et une soirée super agréable et sommes même invités à passer la nuit chez eux. Merci encore pour votre accueil à tous les 3. Nous vous souhaitons plein de bonheur et de réussite dans vos projets et notamment le plus important d’entre eux avec ce beau bébé à venir. Pour la petite histoire, Marie-Anne et Alex ont rencontré une autre famille française quelques semaines auparavant. Ils vont inviter Thomas dans l’après-midi pour nous le présenter et il se trouve que … Thomas et Caroline ont passé quelques années communes au même endroit et à la même période en Côte d’Ivoire ! Leurs pères respectifs ont travaillé ensemble à l’hôtel Ivoire à Abidjan. Ils étaient trop petits pour se reconnaitre aujourd’hui mais par contre, les parents respectifs s’en souviennent très bien ! Le monde est tellement petit et la ville pleine de surprises ! Thomas, il parait que Caroline était très copine avec ta sœur, Bérangère … 😉 

Après cette pause agréable, nous prenons le chemin du volcan Poas qui possède un des cratères les plus vastes du monde … Le premier essai ne sera pas le bon : nous arrivons au sommet du cratère dans une brume épaisse et la pluie fait même son apparition. Nous attendons sagement et espérons une éclaircie durant les 15 minutes pendant lesquelles nous sommes autorisés à rester. Malheureusement, cela ne donnera rien de plus et nous redescendons, un peu déçus tout de même. Le temps d’une petite pause en boutique, nous remettons le nez dehors et là : grand ciel bleu ! Nous retrouvons notre accompagnateur, il demande expressément à sa hiérarchie s’il peut monter à nouveau avec les quelques personnes du groupe qui sont encore là. L’accord est donné ! Nous nous insérons entre 2 autres groupes, chaussons nos casques de chantier (le volcan est toujours actif donc il y a risque de jet de pierre et émanations de gaz toxiques d’où le casque et le temps limité en haut – d’ailleurs, il y a aussi des abris au cas où il se réveillerait d’un coup sans que nous ayons le temps de redescendre … 😉 ) et montons d’un pas décidé pour la 2ème fois en haut du point de vue. Et quel point de vue … Le spectacle est absolument grandiose. Ce coeur turquoise est envoutant et nous nous sentons encore plus privilégiés après une première montée brumeuse. Nouveau volcan à notre actif, avec un paysage encore inédit pour chacun de nous. Encore un très joli moment offert par Dame nature …

Avec des étoiles plein les yeux, nous reprenons la route pour la côte Pacifique. Pour ce faire, nous devons traverser un pont très connu pour ses crocodiles. Les voir si nombreux et de si près est tout de même impressionnant …

Nous nous posons en bivouac sur une plage locale et aurons le privilège incroyable, le lendemain matin, de voir de splendides Aras multicolores. Il y a en a partout ! Pas simple de les immortaliser en photo entre les mises au point hasardeuses et les contre-jour, surtout lorsqu’ils sont en plein vol, mais le spectacle est grandiose ! Nous en prenons plein des yeux et en profitons à fond.

Nous continuons à longer la magnifique côte Pacifique et allons tomber en amour pour notre prochain bivouac … Initialement, nous nous étions juste arrêter pour déjeuner. Finalement, nous allons rester 2 jours sur un spot idyllique de la Playa Esterillos Este. C’est une étendue de plage immense (près de 9 kilomètres), quasiment déserte à cet endroit et bordée de maisons particulièrement luxueuses qui ont quasi les pieds dans l’eau. Les vagues et le courant sont impressionnants. Nous y trouvons de très beaux coquillages colorés. L’étendue de belle pelouse avant la plage apporte fraîcheur et évite de trop ramener de sable dans Maya. Enfin, l’absence de grands portails et/ou barbelés laissent percevoir un endroit sûr et tranquille. C’est la Pura vida parfaite. Dur, dur de bouger de là … 

Mais il faut bien avancer ! Nous retrouvons Jacky et Régine à Quepos, petite ville très locale pour une soirée sympathique entre amis. Le lendemain, nous avions prévu de visiter le parc Manuel Antonio mais il sera fermé pour cause d’entretien hebdomadaire ! Donc finalement, nous reprenons la route ensemble et bivouaquerons en pleine nature, aux portes d’un des seuls sites archéologiques du Costa Rica avant de s’offrir le lendemain une magnifique sortie en bateau sur le Rio Sierpe.

Cette sortie sera certainement une de nos plus belles découvertes pour tous les 5 ! Tout d’abord, nous sommes très bien accompagnés par un jeune capitaine et un guide francophone passionnés et passionnants. Ensuite, nous allons avoir la chance de voir de très nombreux animaux communément présents dans cette zone comme les crocodiles, les signes capucins et titis, de nombreuses espèces d’oiseaux, des serpents … Mais nous allons aussi pouvoir observer une loutre, que même notre guide n’avait encore jamais vu dans ce rio ! Nous allons aussi assister à une chasse de titis par des capucins, moment également inédit pour notre capitaine et notre guide. Les titis seront sauvés par Fauve, qui va détourner l’attention des capucins prédateurs juste par sa présence sur le bateau. D’ailleurs cela va donner lieu à beaucoup de curiosité et d’animosité de la part des singes qui vont s’approcher de façon très inhabituelle du bateau pour marquer leur territoire … Bon, bien sûr, c’est dans ces moments-là que les batteries des appareils photos rendent l’âme … Heureusement Jacky est plus prévoyant et va nous garantir un souvenir en images de ces moments suspendus. C’est unanimement un très beau coup de cœur que nous allons célébrer en déjeunant ensemble au restaurant : nous sommes le 24 décembre et nos familles et amis sont au même moment en train de fêter Noël autour d’un dîner. Nous n’avons pas l’habitude de faire de publicité mais cette fois-ci, entre la qualité de la sortie et de nos accompagnants, le très bon repas partagé et l’accueil du propriétaire du Tour Operator Don Jorge (colombien passionné de hiboux !) nous ne pouvons que vous conseiller cette adresse : La Perla del Sur à Sierpe de Osa. Merci encore Papino et Mamital pour ce très beau cadeau de Noël !

Nous reprenons la route pour le sud de la péninsule d’Osa. La pluie s’invitant pour notre réveillon, nous décidons de nous arrêter tous les 5 dans un petit camping rustique qui propose une grande cuisine pour Régine et Michel et un beau palapa pour se poser et diner à l’abri sur une grande table familiale avant distribution des cadeaux. Merci encore à vous 2, Jacky et Régine de partager un peu de votre voyage avec nous. C’est un plaisir d’échanger ensemble et cette soirée fut encore plus jolie grâce à vous.

Demain, c’est le 25 décembre. Mais ça, c’est demain … 😉 

Semaines 26 & 27 🇨🇷

Semaines 26 & 27 🇨🇷

Buenos dias

Samedi 25 décembre : le rêve de maman s’est exaucé : nous avons vu des toucans en liberté ! Nous sommes allés sur une plage où j’ai testé ma voiture télécommandée. Il y a eu de beaux bâteaux illuminés qui sont passés. Il y a aussi eu des feux d’artifices.

Dimanche 26 décembre : nous avons été invités à visiter une belle maison. Nous sommes allés sur une plage où nous nous sommes baignés. La plage était jolie. Un Qubecois nous a dit qu’il y avait des raies et donc il fallait faire attention.

Lundi 27 décembre : nous avons quitté Jacky et Régine. Nous sommes passés par une belle route de montagne. Nous sommes allés à Orosi, un petit village à 1100 mètres d’altitude. Nous nous sommes garés devant une auberge de jeunesse où nous avons pu prendre  une douche chaude.

Mardi 28 décembre : nous nous sommes promenés mais nous n’avons pas pu faire un mirador. Nous avons joué au mikado®. Nous avons passé une deuxième nuit a l’auberge de jeunesse.

Mercredi 29 décembre : nous sommes partis de l’auberge de jeunesse.Nous avons vu le volcan Turrialba qui était magnifique. Nous avons eu du mal à trouver un bivouac. Nous nous sommes posés en bivouac sur le parking de la police.

Jeudi 30 décembre : nous sommes partis du parking de la police et nous sommes allés à Cahuita. Nous avons vu Jacky et Régine. Nous sommes allés tous les 5 au restaurant pour fêter le nouvelle an en avance.

Vendredi 31 décembre : nous sommes allés sur la place de Cahuita pour travailler car il y avait du réseau. Ensuite, nous sommes allés sur une plage près d’un parc que nous avons visité. Nous y avons vu un paresseux qui bougeait et mangeait, des singes, un crocodile et des oiseaux. Nous avons rencontré Lise et Hervé, des français qui voyagent depuis 5 ans.

Samedi 1er janvier : Bonne année et bonne santé ! Nous avons visité le parc de Cahuita. C’était joli. Nous avons vu toutes sortes d’animaux : des ratons laveurs (bandits), des paresseux, des singes… Papa et maman se sont baignés. Nous nous sommes pris de succulentes glaces à l’entrée du parc. Nous avons discuté avec un boulanger français installé près de Cahuita. Nous avons retrouvé Jacky et Régine sur une plage près de Cahuita.

Dimanche 2 janvier : nous sommes retournés à Cahuita avec Jacky et Régine. Tous les cinq, nous nous sommes pris une glace à l’entrée du parc, au même endroit que la veille. J’ai joué avec des Costariciens.

Lundi 3 janvier : nous avons quitté Jacky et Régine. Nous avons beaucoup roulé. Nous sommes allés sur le parking des ruines d’Ujarras. J’ai joué.

Mardi 4 janvier : papa et maman ont visité les ruines et ont vu de beaux Oropendolas. Nous sommes allés en montagne pour voir des quetzals. Nous nous sommes posés en bivouac sur un plateau. Nous avons regardé une adaptation du livre de Jules Verne « Le tour du monde en 80 jours ». Il a fait très froid.

Mercredi 5 janvier : nous sommes allés sur la plage de Dominical en bivouac. Nous sommes rentrés dans un arbre et nous avons cassé la vitre arrière de Maya. Papa a bricolé une petite réparation.

Jeudi 6 janvier : nous sommes allés voir un docteur pour ma conjonctivite. Elle nous a donné des médicaments. Nous sommes retournés à notre plage paradisiaque d’Esterillos.

Vendredi 7 janvier : nous avons perdu Fauve. Les personnes qui étaient sur la plage nous ont aidé à la rechercher . Des gens l’ont retrouvé dans la montagne. J’ai dessiné toute la journée. Le soir, nous avons regardé un épisode de « Le tour du monde en 80 jours ».  

Hasta Luego

Jules

Retour sur notre année 2021

Retour sur notre année 2021

A tous, nous vous souhaitons une année 2022 remplie de petits bonheurs, de belles rencontres et de grandes réussites ! 

En ce début d’année, nous avons voulu faire un bilan de l’année écoulée … En mode « classez nos découvertes & expériences pour en extraire un top 5 … ». Nous nous sommes vite rendus compte que le Top 5, ce n’était pas possible mais pourquoi pas un Top 10 … Finalement, nous avons décidé d’extraire de nos favoris ceux qui sont communs à nous 3 puis de les compléter par nos coups de cœur individuels pour arriver à un Top 20 !

Que l’exercice fut difficile … Mais cela permet de prendre encore plus conscience de l’année exceptionnelle que nous avons vécue (et non traversée), de l’intensité de nos rencontres, de l’éblouissement des paysages parcourus, du bouleversement émotionnel provoqué par certains découvertes…

Sommes-nous chanceux ? Indéniablement oui, si on se rapporte à certaines populations rencontrées qui ne pourront sans doute jamais envisager de profiter eux-même de la parenthèse que nous vivons. Elles luttent chaque jour pour leur survie du lendemain et notre vie actuelle est tellement, tellement loin de leur quotidien. Mais cette aventure, c’est aussi et surtout un choix, avec la renonciation qui va avec, c’est aussi des efforts et la résilience qui les accompagnent et enfin c’est aussi la confiance en chacun de nous et l’extrème solidarité qu’elle génère.

Nous sommes infiniment reconnaissants pour toutes les personnes généreuses, curieuses, attentionnées, souriantes, accueillantes, bienveillantes, empathiques que nous avons croisées cette année et il y en a eu tellement …. Chacune d’entre elles, par un sourire, une attention, un échange, a contribué à rendre cette année magique et inoubliable.

Nous vivons notre rêve, nous ne pouvons qu’espérer que chacun de vous puisse accomplir les siens.

Alors, vous l’attendez, le voici !

Nos coups de cœur communs sont les suivants : 

La visite de Pompéi (Italie)

La découverte de l’île d’Elafonissos (Grèce)

Le farniente sur l’île d’Holbox (Mexique)

La plongée parmi les requins, raies, coraux et poissons multicolores à Caye Caulker (Belize)

La rencontre avec les Mennonites (Belize)

L’exploration du site de Lamanai (Belize)

L’ascension des volcans Acatenango et Fuego (Guatemala)

La déambulation dans la ville d’Antigua (Guatemala)

La magie du lac Atitlan (Guatemala)

L’ascension du volcan Telica (Nicaragua)

La découverte de l’île d’Omotepe (Nicaragua)

L’ambiance de la Playa Gigante et la plage sauvage d’Amarillos (Nicaragua)

La Pura vida sur la plage d’Esterillos Ouest (Costa Rica)

La balade sur le Rio Sierpe (Costa Rica)

L’omniprésence de faune costaricaine hors des réserves et parcs nationaux : toucans, aras, crocodiles, singes, oiseaux (Costa Rica)

A ce top 15, nous avons donc pu ajouter chacun 5 coups de cœur.


Pour Jules ce sera : 

Le village de schtroumphs d’Alberobello (Italie)

La belle recontre sur la plage de Pyrgos (Grèce)

L’aventure au Parc Disneyland avec ses sœurs (France)

La découverte de Las Coloradas (Mexique)

Le farniente sur la plage de Piedras coloradas et ses singes (Costa Rica)


Au tour de Michel de se prêter au difficile classement : 

Les plages bleu azur de Lefkada (Grèce)

La magie des Météores (Grèce)

L’atmosphère et la grandeur du Tikal (Guatemala)

La rencontre avec les enfants à Playa del Raton (Honduras)

La vue sur le cratère du volcan Poas (Costa Rica)


Enfin, voici les coups de cœur de Caroline : 

La visite de la ville de Matera (Italie)

La découverte de Mystra (Grèce)

Le canyon d’Osum et sa route infernale (Albanie)

Les sources d’eaux chaudes et la rencontre de Dona à Permet (Albanie)

La baignade dans les piscines de Semuc Champey (Guatemala)

Et vous, lequel de ces lieux ou moments magiques voudriez-vous découvrir ?

L’année 2022 commence à peine et nous avons « juste » comme envie de rendre cet excercice encore plus difficile l’année prochaine ! 😉 

Belle année à tous et prenez soin de vous … et de vos rêves ! 

Semaines 23, 24 & 25 – 🇨🇷

Semaines 23, 24 & 25 – 🇨🇷

Buenos Dias

Samedi 4 décembre MMXXI : nous avons passé la frontière du Costa Rica (côte riche en espagnol). Nous sommes allés dans un camping. Nous avons vu un paresseux qui bougeait !

Dimanche 5 décembre MMXXI : j’ai beaucoup joué dans la bibliothèque du camping. Nous nous sommes promenés et nous avons vu de très beaux arbres.   

Lundi 6 décembre MMXXI : nous avons vu un crocodile. Nous avons vu Jacky et Régine au moment où nous allions partir du camping. Papa et maman ont retiré des colonnes (1€=700c, 1OOOc=1,4€) la monnaie locale et fait des courses. Nous nous sommes posés en bivouac sur des collines avec une magnifique vue sur la mer.                          

Mardi 7 décembre MMXXI : nous sommes allés à plaga Hermosa où nous nous sommes baignés. Il y avait de grosses vagues🤪. Nous sommes allés à une autre plage près de Tamarindo  où il y avait encore des vagues 😜

Mercredi 8 décembre MMXXI : je me suis baigné puis nous nous sommes promenés à Tamarindo. Nous nous sommes pris une glace. J’ai bien aimé mais il y avait du monde. Je me suis encore baigné. Avec papa, nous sommes retournés à Tamarindo pour y acheter du pain.

Jeudi 9 décembre MMXXI : nous avons vu Jacky et Régine et Régine nous a fait une succulente salade César. Nous sommes allés en bivouac (encore !) près de la mer et de Samara. 

Vendredi 10 décembre MMXXI : nous nous sommes promenés à Samara et j’ai bien aimé. Nous nous sommes pris une glace. Nous sommes allés en bivouac près d’une plage où il y avait de grosses vagues.

Samedi 11 décembre MMXXI : nous avons beaucoup roulé et nous sommes allés près de la plage de Montezuma. J’ai joué au football avec papa. Nous avons retrouvé Jacky et Régine. Nous nous sommes posés en bivouac tous les 5 près d’une autre plage et nous avons vu des bébés tortues aller dans l’eau. Nous avons parlé avec d’autres français, un couple d’Arcachonnais (Marie-Josèphe et Jean-Marie).

Dimanche 12 décembre MMXXI : nous avons quitté Jacky et Régine. Papa a encore vu de petites tortues. Nous sommes allés sur une plage avec de gros cairns. Nous avons vu des singes capucins. Il y avait une petite rivière qui allait vers la mer. Nous sommes allés en bivouac près d’une autre plage.  

Lundi 13 décembre MMXXI : maman a fait un nettoyage de la plage. Nous avons travaillé en voiture et nous avons pris le ferry pour partir de la péninsule de Nicoya. Nous sommes allés en bivouac sur une montagne, près d’un ruisseau à 700m d’altitude.

Mardi 14 décembre MMXXI : papa et maman ont passé la nuit à chercher Fauve qui s’était enfuie à cause de pétards. Elle est revenue le matin. Nous sommes allés rejoindre Jacky et Régine sur le parking du La Paz Waterfall Gardens car ils avaient un problème de frein. 

Mercredi­ 15 décembre MMXXI : nous avons quitté Jacky et Régine. Nous nous sommes garés sur le parking d’une une auberge de jeunesse à San José. Andrew, le propriétaire, était très gentil.

Jeudi 16 décembre MMXXI : nous avons pris le petit déjeuner chez Andrew. Nous nous sommes pris des pancakes avec du coulis chocolat. Nous nous sommes promenés à San José. Avec maman, nous avons acheté des livres dans une librairie française. Papa et maman se sont promenés l’après midi à San José. Nous avons mangé une très grosse et très bonne pizza au restaurant. 

Vendredi 17 décembre MMXXI : Nous sommes allés chez la famille que nous avons rencontrée à Rome. J’ai joué avec Paul et Louis, un autre français. La maman de Paul nous a fait de succulents repas !

Samedi 18 décembre MMXXI : nous avons petit déjeuné chez eux. Nous sommes montés sur le volcan Poas. La première fois, nous n’avons rien vu à cause des nuages. La deuxième fois, nous avons tout vu et c’était magnifique. Nous avons vu des crocodiles depuis un pont. Nous sommes allés sur une plage à côté d’une réserve de aras à côté des crocodiles.

Dimanche 19 décembre MMXXI : nous avons vu de très beau aras. Nous sommes allés sur une plage paradisiaque (Playa Esterillos), avec des vagues, de belles maisons et de magnifiques coquillages. Nous nous sommes baignés.

Lundi 20 décembre MMXXI : nous sommes allés en bivouac près des gardes côtes dans la ville de Quepos. C’est là que nous avons à nouveau retrouvé Jacky et Régine. Nous avons vu un magnifique coucher de soleil.

Mardi 21 décembre MMXXI : nous avons voulu faire le parc Manuel Antonio mais il était fermé à cause du nettoyage. Nous sommes allés sur la plage Dominical.

Mercredi 22 décembre MMXXI : nous avons passé une belle journée. Je me suis baigné et j’ai été emporté par une vague. Le soir, nous avons voulu faire un feu mais il a plu d’un seul coup.

Jeudi 23 décembre MMXXI : Jacky et Régine sont repartis avant pendant que nous travaillions. Nous nous sommes retrouvés à Sierpe sur le parking d’un site archéologique.

Vendredi 24 décembre MMXXI : nous avons pris un bateau et nous avons vu des oiseaux, des crocodiles, des singes titis, des singes capucins, des singes hurleurs, une loutre… Merci beaucoup à papino et à mamital pour cette balade. Nous sommes allés avec Jacky et Régine dans un camping. Papa a fait un sapin de noël et nous a mis de la musique. Nous avons super bien diné. Nous avons ouvert les cadeaux. Jacky a eu : un décapsuleur pura vida, une planche à découper et un dessin. Régine a eu : un bracelet, une planche à découper (la même que Jacky) et un dessin (le même que Jacky). Papa a eu : un dessin. Il avait déjà eu son cadeau : un nouvel objectif pour son appareil photo. Maman a eu : un dessin (le même que papa) et un bracelet et des boucles d’oreilles. J’ai eu : une petite boîte de robots qui fonctionnent à l’énergie solaire, une voiture télécommandée, une boîte de crayons de couleur et un paquet d’oreo.

Hasta Luego

Jules

 

 

 

Nicaragua 2 ème partie

Nicaragua 2 ème partie

13 novembre 2021 – 04 décembre 2021

Après la lagune d’Apoyo s’en suit la découverte de la magnifique ville coloniale de Granada. Elle est souvent assimilée à la Antigua au Guatemala. On y retrouve effectivement les ruelles pavées, les maisons colorées et les patios fleuris si paisibles. Mais nous lui trouvons aussi le charme de Trinidad à Cuba, notamment le soir, où les gens sortent leur rocking-chair sur le pas de leur porte pour profiter de la quiétude de la soirée. Autre atout et non des moindres, la ville est bordée par une lagune (encore … 😉) qui fait office de bord de plage. Normalement le malecon est une zone très animée le soir. Pour le moment, il est encore très calme. Nous adorons les toits en tuile que nous avions déjà trouvés au Honduras.

Nous allons prendre le temps de découvrir ses atours et ses coins plus insolites ce qui va nous amener à une ancienne gare un peu excentrée. Il n’y a plus de train en circulation au Nicaragua mais plutôt que de laisser ce beau bâtiment s’abimer, ils ont eu la bonne idée de le transformer en un lieu d’apprentissage ! Nous allons être autorisés par le vigile à y pénétrer et, en plus d’admirer de très jolies locomotives, nous allons y découvrir une école hôtelière avec ses cours de cuisine, de cocktails et de service en chambre mais aussi une école de ferronnerie. Autre endroit un peu insolite : le cimetière de Granada où sont enterrés tous les anciens présidents. Les caveaux sont tous plus beaux les uns que les autres. Nous y découvrons un travail de sculpture digne d’être exposé dans un musée. La visite est pleine d’émotions.

Enfin Granada est la ville où nous allons rencontrer de grands voyageurs : Jacky et Régine ! Originaires de Loire-Atlantique, ils sillonnent les routes du continent depuis 2 ans. Arrivés à Halifax au Canada avec leur camping-car JR, ils ont sillonné le Canada et les Etats-Unis avant d’être bloqués par le Covid l’année dernière. Après un premier retour en France ils ont retrouvé leur JR et sont arrivés au Nicaragua où ils ont dû à nouveau laisser leur maison roulante quelques mois. Cela fait 15 jours qu’ils sont repartis et vu que nous avons un peu le même projet (descendre jusqu’au Costa Rica puis remonter vers les US voire le Canada) il y a de fortes chances que nos chemins se suivent et se croisent régulièrement ! 

Après Granada nous prenons la direction d’Omotepe, une île volcanique entourée par une lagune. Nous trouvons un bivouac en bord de plage, oups de lagune, en attendant le ferry le lendemain.

Et devinez avec qui nous allons passer les 3 jours sur l’île ?! Nos bretons préférés ! Le ferry pour Omotepe est déjà une aventure en soi : accès en marche arrière sportif, navigation avec la rampe d’accès ouverte pour cause de surbooking, houle importante et foule serrée à l’arrivée pour servir de cortège à un cercueil qui était à bord avec nous … Nous arrivons de nuit chez José, espagnol parlant impeccablement français qui possède un terrain avec une vue à couper le souffle sur le volcan Conception.

L’île n’est pas grande et on en fait le tour rapidement. La végétation est grandiose, luxuriante et variée. C’est un spot de surf connu et on le comprend quand on voie les vagues sur la côte nord de l’île notamment. Après un petit arrêt à des sources thermales qui, contrairement à ce que pensait Caroline, ne sont pas chaudes du tout (mais il parait qu’elles ont un effet rajeunissant …), nous nous posons en bivouac sur le terrain d’un restaurant adorable.

La vue est magique et nous avons droit  à la visite d’enfants curieux et enthousiastes. Après cours de français, anglais et espagnol avec Caroline, tout cela en rythme, Jules prendra le relais pour le football et autres jeux de chats. C’est une soirée douce et tranquille comme on les aime …

Le lendemain, direction la Cascade de San Ramon sur le volcan Maderas qui lui est inactif. Nous serons impressionnés par sa hauteur et le beau voile qu’elle arbore.

Notre bivouac sur les bords du lac avant de monter à la cascade.

Le lendemain nous découvrirons la réserve Charco Verde et accompagnés de Sultan, le chien du parc, nous aurons la chance de tomber à 2 reprises sur des singes araignées farceurs. La réserve est vraiment jolie et nous allons prendre beaucoup de plaisir à parcourir ses sentiers et sa serre à papillons. Mais que les morphos, ces magnifiques papillons bleu électrique sont difficiles à immortaliser en photo !

Notre dernier bivouac sur Ometepe sera sur la Punta Jesus Maria. C’est un petit bout de terre situé sur la pointe est de l’île. Une fois les quelques touristes partis, nous allons l’avoir pour nous tous seuls ou presque et nous allons pouvoir ainsi profiter de ses couleurs exceptionnelles dans un cadre enchanteur.

Après 3 jours hors du temps, il faut penser à revenir sur le continent mais cette île nous aura vraiment beaucoup plu ! 

Nos derniers jours au Nicaragua se feront sur la côte pacifique. Nous quittons provisoirement Jacky  et Régine et rejoignons Playa Gigante. Encore une fois, nous allons trouver un spot quasi parfait, les roues dans le sable, sur une très belle plage et devant une très jolie maison appartenant à Matthew, originaire du Zimbabwe qui va nous accueillir à bras ouverts. Nous aurons même la chance d’être invités à prendre un verre chez lui à la tombée de la nuit, avec ses filles et quelques amis. L’ambiance est multiculturelle, il y a des américains, des mexicains, des nicaraguayens. Le sport national ici c’est le surf et on retrouve bien les clichés du genre mais cela donne aussi une ambiance détendue et très sereine que nous apprécions totalement. Nous devions y passer 1 nuit, on y restera 3 nuits, à travailler (un peu), se baigner (beaucoup, surtout pour Jules), découvrir la plage secrète et sauvage voisine d’Amarilla, manger du poisson et des langoustines péchés du jour et achetés directement sur la plage, jouer avec des locaux venus se détendre sur la plage … Ce coin va se révéler un vrai coup de cœur ! Et juste avant de partir, Matthew nous apprend qu’il vend « peut-être » sa si jolie maison … A bon entendeur … 😉 

Il nous faut tout de même avancer un peu … Le Costa Rica nous attend ! En route donc pour un nouveau passage de frontière …

Petit bilan de notre découverte du Nicaragua ? Vous vous en doutez, aus vus des photos et des commentaires, ce pays nous a totalement charmé … C’est un pays peu touristique, dans l’ombre de ses voisins le Costa Rica ou le Guatemala notamment mais il possède pourtant des atours indéniables ! De plus, il patît d’une très mauvaise réputation en matière de sécurité alors que finalement, même les pays voisins s’accordent à dire que c’est un des pays les plus sûrs d’Amérique Centrale. Alors, oui, on n’aborde absolument pas la situation politique du pays ni son histoire difficile. Oui, notre vision de touriste est forcément différente de celles des locaux qui sont parmi les plus pauvres de l’Amérique Centrale. Oui, nous avons ressenti dans ce pays, en tant que voyageurs, une liberté qui est totalement en décalage avec la dictature en place. Mais nous avons aussi vu de très belles choses, notamment en matière d’éducation : même sur l’île d’Omotepe, il y a des écoles bilingues. Les nicaraguayens rencontrés en chemin nous ont accueilli avec une simplicité, un sourire et un naturel désarmant. Clairement, nos rencontres seront encore une fois un des éléments les plus marquants de notre séjour au Nicaragua. Pour Caroline, il y aura aussi les volcans et notamment le sauvage Telica, les lagunes et la douceur de vivre des hammacks et rocking-chairs. Pour Michel, ce sera aussi Telica, les magnifiques villes coloniales de Granada et Leon et les plages de la côte pacifique, sans oublier Omotepe. Pour Jules, gros coup de cœur pour le canyon de Somoto, les volcans Telica et Masaya, Omotepe et les grandes vagues du Pacifique.

Nicaragua 1ère partie

Nicaragua 1ère partie

13 novembre 2021 – 24 novembre 2021

Alors, comment aborder le passage de frontières avec le Nicaragua … Nous étions un peu tendus : nous pensions bien avoir tous les documents requis mais les retours des voyageurs sur l’administration nicaraguayenne n’étaient pas très encourageants. Arrivés à El Espino, nous accomplissons assez facilement les formalités de sortie du Honduras : vérification des tests PCR pour le Nicaragua, sorties du territoire actées pour nous 3 et pour Maya.  Arrivés de l’autre côté, nous montrons le mail reçu des autorités confirmant leur accord pour notre entrée sur le territoire (mail que l’on ne reçoit qu’après en avoir fait la demande sur internet et après avoir envoyé nos résultats de tests PCR) : 1er checkpoint, impeccable. Nous payons la fumigation de Maya : 2ème checkpoint, OK. Arrivés à la guitoune où nous devons montrer nos résultats de test, nous tombons sur 2 jeunes dames, particulièrement malaimables qui regardent nos résultats, se concertent en messes basses et nous lâchent un « Les résultats sont OK mais le laboratoire n’est pas sur la liste autorisée »  avant de se replonger sur leur téléphone respectif. « Comment cela quelle liste » ? On nous montre alors du bout du menton une liste manuscrite affichée sur la porte. « Mais ce n’est pas une liste officielle, ça ! » « Si. » Bon d’accord on se détend …. « Personne ne connait cette liste, ni vos collègues du côté Honduras, ni les gens qui cherchent à rentrer au Nicaragua. Elle n’est pas diffusée sur le site du gouvernement. Nous avons même reçu l’accord des autorités de votre pays ! » Silence …  La discussion (enfin le monologue de Caroline pour une bonne partie) va durer presque 1 heure. Nous demanderons même l’aide des services d’immigration nicaraguayenne qui tenteront aussi de les faire infléchir. Sans résultat. Pendant ce temps, Maya est au milieu de la route et bloque tous les camionneurs derrière qui attendent patiemment que nous bougions la voiture …Nous n’aurons donc pas d’autre choix que de faire demi-tour, entrer à nouveau au Honduras (heureusement la douane se montrera très compréhensive et nous « rendra » le certificat d’importation de Maya sans autre formalité contrairement à l’immigration qui nous fera payer les frais d’entrée et entrera à nouveau toutes les informations dans leur système). Il est presque 17h, la nuit va tomber. On décide de tenter l’autre poste de frontière, à près de 2 heures de route, qui, d’après nos renseignements, est nettement plus conciliant. Nous arrivons au poste de Guasaule à 19h, doublons une file de camions interminable : c’est fou, il y en a pour des dizaines de kilomètres ! Et nous allons avoir droit à notre passage de frontières le plus rapide ! 2 heures montre en main dont un peu moins de 1 heure rien que pour sortir du Honduras, juste à faire la file avec tous les chauffeurs routiers pour l’immigration. Côté Nicaragua les tests passent impeccables, pas de rayons X pour Maya et l’inspection est plus que sommaire : on nous demande d’ouvrir 2 tiroirs, 1 placard et c’est tout bon ! Nous voici donc au Nicaragua, épuisés par cette journée interminable et la tension qu’elle a généré. Après coup, on se dit que nos 2 malaimables attendaient peut-être tout simplement un petit dessous de table … Nous n’y avons même pas pensé et de toute façon, cela aurait été très mal nous connaître … 

Après une nuit sur un spot à 10 minutes de la frontière, nous faisons les démarches administratives habituelles (retrait de monnaie locale, achat de carte Sim) et prenons une charmante route de campagne pour rejoindre le canyon de Somoto, situé à quelques kilomètres seulement de El Espino. La boucle est bouclée ! 

Nous nous posons chez Michel, qui tient un charmant petit hôtel et accueille aussi dans son beau jardin des voyageurs comme nous.

Le lendemain Ariel, notre guide, nous amène découvrir ce magnifique canyon.

Nous allons adorer l’endroit, la lumière, le calme, marcher sur les sentiers, grimper sur les cailloux, nager dans ses eaux fraîches, sauter du haut de ses cascades puis se laisser guider dans une barque hors d’âge. L’endroit est paisible, nous sommes très bien reçus. Nous y resterons tout le week-end ! 

Nous reprenons ensuite la route vers notre premier volcan nicaraguayen, le volcan Telica. Sur le chemin, nous nous arrêterons une nuit chez Julio, un cubain installé ici depuis plus de 20 ans. C’est un personnage, qui adore accueillir sur le parking de son magasin de cigares des voyageurs du monde entier. Il ne demande rien, que partager nos expériences et nos histoires. Après avoir expliqué tout le process de fabrication de cigares (apparemment les cigares nicaraguayens seraient même meilleurs que les cubains, c’est Julio qui le dit), il fera même la leçon à Jules pour qu’il ne se mette jamais à fumer ! 

Nous voici donc sur le chemin tortueux qui doit nous amener à quelques kilomètres du cratère du volcan Telica, l’un des 7 volcans actifs du Nicaragua. Le chemin est vraiment mauvais, très cabossé, étroit, pentu et souvent en dévers. Nous préfèrerions garer Maya et terminer à pieds mais nous ne trouvons aucun endroit où s’arrêter … Jusqu’à ce qu’une grosse branche trop basse ne nous oblige à stopper. 2 jeunes en mobylette vont s’arrêter et nous aider à dégager Maya à la machette. Ensuite, nous serons hébergés pour la nuit par Francisco qui nous ouvre son enclos à vaches …

Francisco vit dans une baraque des plus rudimentaires : il n’y a même pas de mur à sa maison, à peine quelques tôles et bâches à certains endroits. Il n’a pas l’eau courante, pas l’électricité et vit là avec son cheval, ses 2 vaches, ses cochons et quelques poules. Mais il est solaire, souriant et tellement fier de nous ouvrir son « chez-lui ».

Il est conseillé de découvrir le cratère de nuit pour y voir la lave incandescente. A peine Maya mise à l’abri, nous nous équipons et partons à sa rencontre. Malheureusement, 10 minutes après, un orage particulièrement fort va nous tomber dessus. Nous persévérons un bon quart d’heures sous des trombes d’eau, dans la nuit noire, avant de se décider à rebrousser chemin. Nous rentrons absolument trempés, un peu déçus mais soulagés d’avoir trouver un abri pour la nuit. Nous ferons finalement l’ascension le lendemain matin et le spectacle va se révéler magique. La vue est spectaculaire, on distingue 2 autres volcans actifs : San Cristobal,  et Momotombo. Et surtout, on peut s’approcher du cratère fumant comme jamais : c’est extraordinaire de sentir la force, l’énergie qui sortent de cette montagne et d’en être si proches … Et comme souvent, nous sommes tous seuls …

Le retour vers Maya se fera sans souci. Par contre, le retour de Maya à la route « principale » sera très long. Caroline fera une bonne partie du chemin à pieds, devant Maya, pour essayer de guider Michel entre les branches trop basses, les trous trop profonds et les pierres trop hautes et éviter que Maya ne se retrouve face à face avec un autre véhicule sur un tronçon compliqué. 

Nous passerons ensuite 2 nuits sur Leon qui va, contre toute attente, vraiment nous plaire. Leon et Granada se sont livrées très longtemps une compétition parfois sanglante pour obtenir le statut de capitale. Finalement, pour ne pas faire de jaloux, c’est Managua qui a gagné le titre ! C’est une ville coloniale chargée d’histoire et c’est ce qui la rend très attachante aujourd’hui. Capitale de la révolution Sandiniste, elle voue à ce leader de la guérilla nicaraguayenne un culte omniprésent. C’est une ville animée, populaire et on s’y est vraiment bien senti.

Après 2 jours en ville, nous apprécions de retrouver tout de même la quiétude et la liberté de nos bivouac sauvages. Nous nous posons donc sur les rives du Lac de Managua qui nous offrent une vue sublime sur les volcans Momotombo et Momotombito. Encore une fois, c’est l’occasion de rencontres et d’échanges, tant pour Jules que pour nous et c’est un vrai bonheur …